Hassouna Nasfi: « L’union du front progressiste doit se faire depuis le Parlement »

Hassouna Nasfi

Sans volonté politique, impossible d’agir contre une sortie de crise qui gangrène le pays. Et pourtant, il doit y avoir des solutions. Hassouna Nasfi, député du parti Machrou3 Tounes en est persuadé. Et aujourd’hui, la stabilité est-elle l’apanage de la classe politique? Retour sur la déclaration du Chef du gouvernement et bien d’autres sujets… 

A la question, que retenez-vous du discours de Youssef Chahed? Hassouna Nasfi répond: « Je m’attendais comme tout le monde à des propositions de solutions face à une crise socio-économique et politique qui persiste et signe. Or cette question n’a été qu’effleurée brièvement sans pour autant faire une évaluation ni de sa personne ni de son gouvernement. D’ailleurs, lors de toutes ses sorties médiatiques, il ne s’est jamais auto-évalué et à chaque fois, il fait endosser la responsabilité de l’échec aux autres. »

M. Nasfi souligne que le second volet du discours du chef du gouvernement n’a fait qu’annoncer des problèmes partisans et personnels, qui sont censés être réglés dans des réunions internes et non à la télévision nationale. Il précise dans ce contexte: « Le 23 mars 2018, lors de son intervention au Parlement, il a annoncé clairement qu’il était fier de faire partie de Nidaa Tounes, mais plus encore il a même fait campagne électorale pour les élections municipales. »

Et de poursuivre: « Je pense qu’il a tendance à oublier ce qu’il avait dit avant. Tout comme, il y a une contradiction entre son discours et la réalité. »

La création d’un front progressiste

Sur la question de la création d’un front progressiste, M. Nasfi a répondu qu’il s’agissait de leur objectif à Machrou3 Tounes depuis deux ans, en déclarant: « Nous avons toujours lancé un appel à la famille démocrate pour se réunir, et ce pour l’intérêt du pays. » Et d’ajouter: « Pour réunir ce front, il faut commencer à le faire au sein du Parlement, car le problème réside dans l’absence de mise en place des réformes comme celles des retraites et bien d’autres ou encore la non-adoption des projets de lois ». 

 

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