HCE vs Chahed : la guerre froide est lancée

Chahed L'Economiste Maghrébin

Remaniement du gouvernement Chahed ou non? Les deux dirigeants des partis Nidaa Tounes et Ennahdha se sont réunis chacun de leur côté avec des députés de leur parti, à l’heure de la rupture du jeûne, dans la soirée du mardi 22 mai. Rached Ghannouchi, le chef du mouvement Ennahdha, a choisi de rassembler ses troupes à l’ARP. Quant à Hafedh Caïd Essebsi (HCE), le directeur exécutif de Nidaa Tounes a choisi de dîner dans un hôtel de la capitale avec une quarantaine de députés du parti. 

Selon le communiqué du parti Nidaa Tounes, il s’oppose au maintien du gouvernement et la réunion de l’Accord de Carthage en décidera la semaine prochaine. Et voilà que quelques heures plus tard, dans la journée du mercredi 23 mai 2018, Hafedh Caïd Essebsi relance les critiques contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed, l’accusant d’être le responsable de la détérioration de l’économie tunisienne. Dans un post sur sa page des réseaux sociaux, il a répondu aux personnes qui crient haut et fort pour le maintien du gouvernement et ce dans le but de garantir la stabilité du pays, à travers une série de questions sur la situation du pays en général. Citant les exemples suivants:  la dépréciation du dinar, la baisse des indicateurs économiques, la chute des réserves en devise, le classement de la Tunisie dans la liste noire, l’endettement extérieur en hausse et surtout l’absence d’une vision et de la mise en place des réformes et par dessus tout le bras de fer entre le gouvernement et l’UGTT, sont autant de facteurs annonçant l’échec gouvernemental. Il précise dans ce contexte: « Changer un gouvernement dans un régime semi-parlementaire est faisable et il est possible de le faire. »

HCE n’envisage pas de désigner Chahed comme candidat à la présidentielle

Et il finit par conclure: « Le plus important c’est la garantie des institutions élues et non les personnes désignées. »

Rappelons que la veille, dans une interview accordée au middleeasteye.com, Lilia Blaise, journaliste, lui avait posé la question de sa participation à la présidentielle de 2019. Il avait répondu: « Je n’envisage rien pour le moment. J’essaie actuellement de faire aboutir les objectifs du gouvernement et de faire en sorte que le congrès électif de Nidaa ait lieu. Et c’est au congrès de choisir mais nous donnerons l’avantage au président de la République s’il veut se représenter. »

Autrement dit, il n’envisage en aucun cas de désigner Youssef Chahed comme candidat à la présidentielle.

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