Formation professionnelle : la nécessité de réformer

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500 millions de dinars seront mobilisés pour la mise à niveau des centres de formation professionnelle, affirme le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Faouzi Abderrahmen, dans une déclaration aux médias, récemment.

Ce montant servira à améliorer la capacité de l’accueil des centres de formation professionnelle dont l’objectif est d’atteindre 75 mille stagiaires soit une augmentation de 20 mille stagiaires. Le programme de la mise à niveau consiste à fournir une formation à 90 mille stagiaires à long terme, en la réalisation de 126 projets, la construction de foyers et  une plus grande diversification des spécialités.

Pour rappel, le ministre a souvent plaidé pour la réforme du système de la formation professionnelle. Par ailleurs, les chiffres officiels montrent son efficacité en tant que moyen pour lutter contre le chômage. Chiffre à l’appui : le taux d’insertion professionnelle atteint entre 80 et 100% suite à l’obtention du diplôme de BTS ou celui du  BTP.

La  Tunisie compte 137 centres de formation dispensant 350 spécialités.  Cependant le  défi majeur demeure l’adéquation entre les besoins de l’emploi et la formation donnée aux apprenants dans les centres de formation professionnelle.  Actuellement 55 mille stagiaires suivent des formations dans les centres de formation professionnelle.

La formation professionnelle : un chemin vers l’immigration

Il est à rappeler  l’inadéquation entre les besoins du marché de l’emploi et la formation reçue aux centres de formation et aux universités. Ce phénomène contribue à la propagation du chômage en Tunisie.  C’est la raison pour laquelle une situation paradoxale existe: 60 mille postes vacants, d’une part, et un grand nombre de chômeurs, d’autre part.  Ainsi,  la solution  du chômage passe automatiquement par l’adaptation du profil du diplômé de l’enseignement supérieur aux besoins du marché de l’emploi.

Notons par ailleurs, que les formations pratiques ouvrent  la voie aussi à l’immigration étant donné que plusieurs pays européens ont besoin des compétences techniques tunisiennes notamment dans le domaine de la soudure,du développement web et d’ autres types de compétences.

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Publié le 16/05/2018 à 16:04

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