Ahmed El Karm : de la nécessité de mieux accompagner les PME

ahmed el karm - l'économiste maghrébin
Ahmed El Karm, président de l'APBEF

Le président de l’Association Professionnelle Tunisienne des Banques et des Etablissements Financiers (APTBEF), Ahmed El Karm, a plaidé  pour un meilleur accompagnement des PME tunisiennes, lors de sa participation au panel « Rôle de la finance islamique dans le financement des PME », aujourdhui, 2 avril,  dans le cadre des rencontres annuelles de la BID, tenues actuellement à Tunis. 

Ahmed El Karm a considéré que la finance islamique avec toutes ses spécificités pourrait apporter un complément à la finance conventionnelle. Il a rappelé que le gouvernement hésite encore à publier les textes d’application: «Je considère que ce n’est pas justifié», a-t-il déclaré. Au-delà de la question du financement, le problème majeur des PME est un problème d’accompagnement: «Nous finançons très mal la PME lorsque nous pensons que le fait de lui accorder de l’argent est déjà suffisant, car ce n’est qu’un commencement», précise-t-il.

Le président de l’association a regretté que les PME exercent dans un environnement peu amène, surtout qu’elles ne sont pas appuyées par des infrastructure de nature à leur trouver des solutions à tous leurs problèmes. Le taux de mortalité des PME est en effet très élevé, a-t-il révélé: «Rares sont les PME qui arrivent à dépasser les trois ans de vie».

Ainsi, il faut joindre l’accompagnement au financement, sauf que les banques ne peuvent pas assurer cette mission, car d’après Ahmed El-Karm, les engagements des banques ne permettant pas de donner aux PME l’encadrement adéquat.

«L’idée est que chaque gouvernorat puisse créer une société de gestion de fonds composée d’experts les plus divers dans le domaine de la comptabilité, ingénierie, commerce et autres domaines. Les experts auront la mission de gérer les fonds qui vont être mis à leur disposition par les banques et par les bailleurs de fonds internationaux et l’Etat tunisien. La mission des experts est d’assurer la réussite des projets de PME qu’ils vont retenir et suggérer de les financer, leur rémunération dépendant de la réussite ou de l’échec desdits projets de PME proposés au financement. L’existence des experts conférera plus de crédibilité à l’institution auprès des banques,» suggère-t-il.
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