« La rumeur de l’eau » : disséquer la crise de l’artiste

la rumeur de l'eau

Actuellement le film « La rumeur de l’eau » de feu Taieb Louhichi est dans les salles de cinéma. Le destin a voulu que le réalisateur ne soit plus de ce monde pour assister à l’avant-première de son film, à la salle le Colisée.

Parfois la vie d’une œuvre artistique réussie survit à son créateur. Le film raconte l’histoire d’Anas, un metteur en scène d’opéra, qui revient à Tunis, dans sa ville natale de Sidi Bou Saïd, pour mettre en scène une œuvre inachevée, en l’occurrence l’opéra Didon et Enée de Purcell, qu’il avait dû abandonner 25 ans plus tôt.

Dans le film, deux histoire sont mêlées, à savoir celle de l’artiste qui veut retrouver les traces de sa bien-aimée et celle de l’artiste qui veut terminer l’opéra.

Dans « la rumeur de l’eau »,  la ville de Sidi Bou Saïd n’a pas une fonction esthétique uniquement. Elle rime avec la solitude de l’artiste qui peine à retrouver ses repères. Une solitude accentuée par d’autres facteurs: le rejet d’Anas par les habitants de la ville à cause de son passé politique, la difficulté de retrouver la femme qu’il aime et les difficultés de mettre en scène l’opéra. Ainsi le film présente un artiste qui souffre pour plusieurs raisons.

« La rumeur de l’eau » interpelle la culture et l’imaginaire du cinéphile par ses références: un opéra savant, la participation de deux chanteurs d’opéra dans le film et le charmant village de Sidi Bou Saïd qui, avec son ouverture sur la mer, rime avec l’absolu et la beauté. Le spectateur se trouve dans un univers cinématographique où danse, cinéma, musique se conjuguent. Parmi les acteurs du film nous notons la présence d’Hichem Rostom, Jamel Madani et de Fatma Ben Saïdane.
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