UTICA : quelles seront les priorités du nouveau bureau exécutif ?

En marge du 16ème congrès national électif de l’UTICA, organisé aujourd’hui, leconomistemaghrebin.com a donné la parole aux congressistes pour partager leurs attentes du nouveau bureau exécutif.

Hichem Elloumi, vice-président en exercice de l’UTICA, a annoncé que la situation économique du pays est très difficile. La majorité des indicateurs est dans le rouge et l’entreprise organisée est directement visée.

Hichem ElloumiPar ailleurs, on va défendre les secteurs en difficulté, tels que le cuir et chaussures, le textile et l’habillement, la mécanique, l’artisanat et les petits métiers qui nécessitent la mise en place d’un plan de redressement.

Nous allons également miser sur la relance économique, c’est-à-dire donner de l’espoir et aller vers plus d’investissements, d’exportations, de création d’emplois, être sur les marchés internationaux et pousser l’entreprise à se déployer sur le plan national et international…

Ainsi, nous serons l’interlocuteur principal qui défendra le secteur privé face à notre partenaire social et le vis-à-vis du gouvernement, mais également des partis politiques et de la société civile. Parce qu’en Tunisie, « nous sommes une jeune démocratie et le jeu est très ouvert. Il n’y a rien d’acquis, on doit donc être en poste pour défendre nos adhérents et les entreprises qui représentent une partie de l’avenir de la Tunisie. Notre grand défi est le développement économique et social des Tunisiens et de la Tunisie », a révélé M. Elloumi.

Et de rappeler qu’il a présenté sa candidature au nouveau bureau exécutif tout en laissant le choix à la nouvelle équipe de son futur président.

«Palier essentiellement à l’économie parallèle»

Pour sa part, Mustapha Habib Testouri, membre en exercice du bureau exécutif de l’UTICA, a précisé que le nouveau bureau doit essentiellement palier à l’économie parallèle qui a tué l’économie formelle.

Mustapha Habib Testouri« Ceci est important pour améliorer les recettes de l’Etat, la pérennité de l’entreprise et la création d’emplois et pour que le site tunisien soit alléchant et intéressant pour les IDE ».

Concernant les petits métiers, notre interlocuteur a estimé que le gouvernement doit comprendre qu’il faudrait créer des systèmes fiscaux spécifiques aux différents secteurs et catégories pour leur permettre de travailler dans la clairvoyance.

Au final, M. Testouri n’a pas manqué de dire que le 16ème congrès est, à son sens, le plus mauvais des congrès. « L’UTICA est une grande organisation nationale qui mérite beaucoup mieux qu’un congrès électif tout court. Il aurait fallu qu’on traite plusieurs dossiers, qu’on crée plusieurs commissions et qu’on organise plusieurs réunions pour que les congressistes puissent apporter leurs idées, leurs réflexions et leurs propositions. Mais ce qui prime, aujourd’hui, c’est le fait d’occuper une certaine responsabilité, ce qui n’est pas efficace du tout », conclut-il en rappelant qu’il a déposé sa candidature au  nouveau bureau exécutif.

«Accorder un intérêt particulier au secteur de l’artisanat»

Quant à Salah Amamou, président de la Fédération nationale de l’artisanat relevant de l’UTICA, il a indiqué qu’il a présenté sa candidature au nouveau bureau pour défendre le métier dans la période critique que connaît le secteur de l’artisanat et lui accorder une priorité majeure.

« A travers l’UTICA, on veut que le gouvernement accorde un intérêt particulier au secteur de l’artisanat, qui ne le considère pas comme un secteur stratégique capable d’ouvrir plusieurs horizons et opportunités de travail pour les diplômés du supérieur et autres».

Aujourd’hui, le problème majeur est que les entreprises opérant dans ce domaine sont toutes de petite taille. Pour cette raison, il faudrait appliquer en urgence les décisions prises par le Gouvernement en 2016, consacrées à la situation critique du secteur artisanal causée notamment par le fléchissement de l’activité touristique dans le pays.

Et de citer, en particulier, les mesures liées à l’approvisionnement en matières premières, la formation de compétences artisanales et la commercialisation des produits artisanaux.

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