Afrique subsaharienne: ce qui fait défaut selon les entreprises…

UK-Africa Investment Summit 14 et 15 janvier 2020

91% des entreprises tunisiennes qui exercent en Afrique subsaharienne sont optimistes quant à l’augmentation de leur chiffre d’affaires en 2017, révèle une étude menée par la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK), publiée récemment. 

Intitulée « Enquête sur le potentiel du marché africain subsaharien depuis la Tunisie », l’enquête donne un éclairage sur les opportunités pour les entreprises sur le marché africain subsaharien depuis la Tunisie.

109 entreprises ont participé à l’étude en répondant au  questionnaire reçu en septembre 2017. Les résultats du questionnaire donnent à voir qu’à l’heure actuelle sur le total des entreprises qui ont participé à l’étude, 21% sont actives en Afrique subsaharienne contre 14% qui l’étaient par le passé et 61% d’entre elles qui seraient intéressées de tenter l’aventure de l’Afrique.

En outre, les entreprises tunisiennes installées en Afrique ayant un chiffre d’affaires de moins d’un million de dinars représentent 35 % et celles entre 5 et 24 millions de dinars 25% du total des entreprises ayant répondu au questionnaire de l’étude sus-mentionnée. Les principaux pays qui intéressent les entreprises tunisiennes sont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le  Sénégal.

Interpellés sur les facteurs de réussite, la majorité des entrepreneurs interrogés ont indiqué que le fait de proposer des solutions adaptées aux besoins du marché / des clients,  un coût de production compétitif  et un  savoir-faire innovant  sont les facteurs de réussite les plus importants.

La rigidité administrative fait défaut 

En ce qui concerne les facteurs de ralentissement, plus de 45% des entreprises ont pointé du doigt la rigidité administrative. Environ 40% d’entre elles sont préoccupées par l’incertitude politique et sécuritaire.  35%  d’entre elles se plaignent de l’infrastructure logistique, de la difficulté d’accès au financement  ainsi que de l’absence d’un réseau commercial approprié et du manque d’informations sur les marchés en général. Quant à la corruption, moins de 20% des entreprises qui ont participé à l’étude en parlent.

Pour ce qui concerne les partenariats, l’étude dévoile que des entreprises actives sur le marché africain ont un partenaire dont 69%  sont des partenaires locaux. De même, il ressort des résultats de l’étude que 90% des entreprises qui n’ont pas encore un partenaire souhaiteraient en avoir un pour l’image de marque, l’expérience, les références et les ressources financières.

L’étude s’est penchée sur les raisons qui ont poussé certaines entreprises à cesser leurs activités en Afrique : marché et situation d’ensemble peu stables, actions de prospection sans résultats, problèmes relatifs aux conditions de paiement / financement.

78% des entreprises qui n’ont jamais été actives sont intéressées par le marché : 33% d’entre elles ont déjà entamé des démarches, 60% sont intéressées par l’export de biens et 60% sont intéressées par l’export de services.

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