Diabète et maladies cardiovasculaires: deux sodas par semaine pour augmenter leur risque de survenue

Faut-il consommer des sodas  et autres boissons sucrées en très grandes quantités pour «s’attirer des ennuis» de santé? La logique voudrait que tout excès soit néfaste, seulement il s’est avéré qu’une consommation  non quotidienne de sodas et autres boissons sucrées soit suivie de conséquences négatives pour la santé.

Une étude, a en effet démontré récemment, que deux canettes de sodas ou autre boissons sucrées par semaine sont suffisantes pour augmenter le risque de diabète, d’hypertension artérielle, de maladies cardiaques et d’accident vasculaire cérébral.

Il s’agit des résultats de la synthèse de 36 études sur les effets cardiométaboliques de la consommation de boissons sucrées au cours des 10 dernières années. L’étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Journal of the Endocrine Society, montre qu’une consommation de deux sodas et autres boissons sucrés par semaine,  pourrait augmenter le risque de survenue du diabète type 2.

Le risque de survenue de maladies cardiovasculaires quant à lui augmente dans le cas d’une consommation allant de deux à cinq boissons sucrées par semaine.

Par ailleurs, l’étude montre que les personnes consommant des boissons sucrées pendant 10 semaines ont montré une diminution de 17% de la sensibilité à l’insuline.

Et pour cause, une canette de boisson gazeuse de 0,33 litres contient environ 39 grammes de sucre, ce qui dépasse de 14 grammes la norme quotidienne pour un adulte.

Les scientifiques insistent sur le fait que l’incidence des maladies non transmissibles est en augmentation et constitue une menace majeure de santé publique. Ce processus s’observe parallèlement à la montée de la consommation de boissons sucrées, quel que soit le groupe d’âge. Informer sur les conséquences de cette consommation pourrait ainsi constituer un créneau de lutte contre ces maladies.

«Les résultats démontrent la nécessité d’informer le public sur les effets néfastes de la consommation excessive de boissons sucrées», affirme le Pr. Faadiel Essop de l’Université de Stellenbosch (Afrique du Sud). «Notre compréhension de ce sujet pourrait s’améliorer par des recherches supplémentaires pour clarifier davantage comment les boissons sucrées affectent notre santé», conclue-t-il.

Faudra-t-il envisager l’augmentation des prix des boissons sucrées comme un moyen de lutte contre les maladies cardiovasculaires et le diabète? Certains pays tels que le Mexique l’ont déjà fait et ne l’ont certainement pas regretté.

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