La BCT favorise le de-cashing et optera pour la crypto-monnaie

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé qu’une réflexion sur la crypto-monnaie sera bientôt lancée, et ce, afin de mettre en place une stratégie nationale et arrêter les choix qui s’imposent vis-à-vis de ce moyen de paiement d’avenir, selon un communiqué rendu public par la BCT.

Lors d’une réunion de travail, tenue hier, sur le thème «Réflexion sur la réduction du cash (de-cashing) dans l’économie : Etat des lieux, enjeux et feuille de route »,  Chedly Ayari, gouverneur de la BCT, a affirmé que cette action, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie nationale de promotion de l’inclusion financière, de la consolidation des ressources du système bancaire, d’une meilleure allocation des ressources financières au profit de l’économie organisée et de la lutte contre les activités informelles et pratiques financières illicites, et ce, à travers la réduction du cash dans l’économie et le développement et la promotion des systèmes et moyens de paiement électroniques et de la finance digitale.

Des réformes et des actions urgentes doivent être menées 

Pour rationaliser les paiements cash, impulser le processus de «de-cashing» et optimiser les systèmes et moyens de paiement scripturaux, M. Ayari a précisé que des réformes et des actions urgentes doivent être menées concernant le cadre légal et réglementaire, les politiques économiques et sécuritaires et l’ensemble du climat des affaires.

Dans ce sens, il a été décidé de lancer, sous l’égide d’un Comité de pilotage des Paiements, quatre commissions de réflexion à même de préparer une feuille de route portant sur les mesures et actions concrètes adossées à un calendrier de mise en œuvre des recommandations.

Ayant pour rôle la coordination et le  suivi du plan d’action global de «de-cashing», le Comité de pilotage sera présidé par la BCT et composé des représentants des principales autorités de tutelle et des opérateurs techniques et financiers. Quant aux commissions, elles se présenteront comme suit:

  • Une Commission d’optimisation des paiements électroniques existants : son rôle consiste dans la révision des termes et conditions, procédures et tarifs des paiements électroniques, amélioration de la qualité et disponibilité des services de paiement et de distribution des moyens de paiement.
  • Une Commission de développement des moyens de paiement : mise en place d’un plan d’action pour l’extension du domaine des paiements électroniques, dans le but de diffuser et généraliser des TPE et autres points de paiements électroniques dans tous les points de vente de biens et services des organismes publics  et privés.
  • Une Commission de mise à niveau de la digitalisation des services financiers: étendre l’utilisation des SFM pour en faire un outil de paiement varié reposant sur une vaste affiliation d’opérateurs publics et privés.
  • Une Commission d’orientation sur le rôle de l’Etat dans la promotion d’une culture financière qui favorise le «de-cashing» par l’exigence du règlement de certains biens et services publics ou les paiements par l’Administration via les moyens électroniques.

A noter que la réunion de travail a été rehaussée par la présence des représentants de la Présidence du gouvernement et des ministères concernés, représentants des banques (APTBEF), de La Poste Tunisienne, des Douanes, des gestionnaires des systèmes de paiement, des opérateurs des télécoms, de l’UTICA et de l’ODC.

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