Ridha Chalghoum : «Il n’est pas question de privatiser les entreprises publiques»

Après l’adoption du projet de loi de finances 2018 (PLF), hier, par le Conseil des ministres, Ridha Chalghoum, ministre des Finances, est revenu, ce matin, sur les principales mesures prévues, et ce, sur les ondes radiophoniques.

Le ministre a affirmé que la loi de finances 2018  s’est fixé des priorités, à savoir la maîtrise des équilibres budgétaires, et ce, via la réduction du déficit du budget de l’Etat, tout en veillant à ce que l’endettement ne dépasse pas le taux de 70% à l’horizon 2020 et que le service de la dette soit à hauteur de 7951 millions de dinars en 2018 contre 7090 millions de dinars en 2017.

Ainsi, il a souligné la quasi-stagnation de la masse salariale qui est actuellement de 14,3 milliards de dinars en 2017, représentant une des plus fortes dans le monde avec 14% du PIB.

Pour les subventions de la Caisse de compensation, M. Chalghoum a précisé qu’elles seront maintenues à 1570 millions de dinars pour les produits de base et à 1500 millions de dinars pour les hydrocarbures ainsi qu’à 450 millions de dinars pour les transports en commun.

Sur un autre volet, le responsable a mis l’accent sur le rôle des PME dans l’économie tunisienne et l’intérêt que porte la nouvelle loi de finances pour leur viabilité et leur pérennité. Pour ce faire, l’Etat va consacrer des crédits d’un montant global de 400 millions de dinars au profit de ces PME qui bénéficieront d’un régime fiscal spécial.

Pour booster l’investissement, il a été décidé d’exonérer d’impôts tout investisseur créateur d’emplois ou exportateur pendant trois ans, allant jusqu’à dix ans pour ceux qui investissent dans les régions intérieures du pays, sans oublier les décisions arrêtées pour faire face aux importations anarchiques, surtout en provenance des pays avec lesquels la Tunisie n’est pas liée par un traité de libre-échange à l’instar de la Chine, ce qui est de nature à alléger la pression sur certains secteurs, notamment celui du textile-habillement.

S’agissant du partenariat public-privé (PPP), il a été décidé de réserver une enveloppe globale de 6200 millions de dinars, dont une allocation de 500 millions de dinars pour des projets de développement. Et d’affirmer qu’il n’est pas question de privatiser les entreprises publiques.

Egalement, la nouvelle loi de finances ne prévoit aucun changement au niveau de l’impôt sur les sociétés (IS). D’ailleurs, il y aura un relèvement du taux de la retenue à la source libératoire au titre de l’impôt sur les dividendes de 5% actuellement à 10%, avec exonération de cette imposition pour les entreprises totalement exportatrices.

Au final, Ridha Chalghoum n’a pas manqué de souligner que le gouvernement va proposer au Parlement des peines de prison, allant de 3 à 5 ans, pour sanctionner les trafics et la contrebande.

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