Emrhod Consulting : la corruption est en progression pour les 62.3% des sondés

l'anti-système
L'anti-système sort-il grand vainqueur de la présidentielle?

Le volet économique,  la baisse de popularité des personnalités politiques, la lutte contre la corruption sont  les thèmes abordés par le baromètre politique Emrhod Consulting qui a réalisé une nouvelle enquête quantitative. Ce sondage, publié par le groupe Dar Essabah, a été effectué sur un échantillon de 1054 personnes par téléphone,  sur les 24 gouvernorats pour le mois de septembre ( 12-15 septembre).

Le premier volet a porté  sur les intentions de vote des sondés aux prochaines présidentielles ? Qui sera en tête du classement? Résultat : le président de la République Béji Caïd Essebsi arrive en tête avec 11% au mois de septembre, contre 15.4% au mois de juillet. Il recule ainsi de 4.4%. En revanche, le chef du gouvernement Youssef Chahed gagne 2.7 points, en ayant 10.4% ce mois contre 7.7% au mois de juillet. De ce fait, le chef du gouvernement a gagné en popularité depuis le coup d’envoi de l’opération “mani puliti” dans sa guerre contre la corruption. Par contre, l’ancien président Moncef Marzouki voit sa popularité s’effriter, en reculant de 6.3%, passant de 8.8% (juillet), à 2.5% ( septembre).

La situation économique et la lutte contre la corruption restent les principales préoccupations des Tunisiens. Sur le volet économique, 64% des sondés estiment que la situation est en dégradation avancée pour le mois de septembre, contre 63% en juillet.

Quant à l’indice de perception de la corruption, 62.3% des interrogés considèrent que la corruption est en train d’évoluer, contre 16% qui pensent le contraire.. Tandis que 14.7% des personnes voient que la lutte contre la corruption se stabilise et seuls 7% des sondés  ne se sont pas prononcés.

Par ailleurs, le sondage d’Emrhod a recensé  le sentiment de pessimisme et d’optimisme des Tunisiens : 29.9% des Tunisiens se disent pessimistes contre 15.8% ( juillet) , alors que 56.4% des Tunisiens sont optimistes, contre 79.4% ( juillet). « Ces craintes s’expliquent par la faible reprise économique », d’après l’analyse du sondage. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here