Fuite des cerveaux: y a-t-il une politique gouvernementale?

migration circulaire - L'économiste maghrébin

Le phénomène de la fuite des cerveaux n’est pas nouveau en Tunisie, mais voilà qu’il a pris cette dernière décennie une ampleur croissante qui a propulsé la Tunisie au rang du deuxième pays arabe, après la Syrie, à souffrir des méfaits d’une immigration à caractère particulier.

C’est ce qu’a déclaré Mohammed Trabelsi, ministre des Affaires sociales, lors de la conférence des compétences tunisiennes à l’étranger, organisée par son département, hier mercredi 16 août 2017, sur le sujet de l’immigration des élites. La conférence a été présidée par le Chef du gouvernement, Youssef Chahed.  Y ont notamment pris part le ministre des Affaires étrangères, Khmaies Jhinaoui, et le ministre de l’Enseignement supérieur, Slim Khalbous.

Dans son intervention lors de la conférence, le Chef du gouvernement a mis l’accent sur l’importance de la mise en place d’une stratégie nationale qui vise à attirer les compétences tunisiennes établies à l’étranger afin qu’elles apportent leur contribution à l’effort de croissance et de développement du pays et à la construction d’une Tunisie nouvelle.

Youssef Chahed a en outre indiqué que la signature de l’accord de partenariat dans le domaine de la recherche et de l’innovation, « Perspective 2020 », entre la Tunisie et l’Union européenne (UE), va permettre aux chercheurs tunisiens et aux entreprises économiques de bénéficier des avantages qu’offre l’UE à ses partenaires privilégiés dans le domaine de la recherche.

Pour sa part, le ministre des Affaires sociales a mis l’accent sur l’ampleur que prend le phénomène de la fuite des cerveaux en Tunisie. Tout en notant leur rôle en tant que « pont » permettant de relier la Tunisie aux centres et institutions de recherche dans les pays développés, le ministre a insisté sur la nécessité de ne pas baisser les bras et œuvrer pour trouver la formule idéale permettant d’optimiser l’exploitation des compétences tunisiennes à l’étranger. Il a dans ce cadre indiqué qu’il devient primordial pour la Tunisie, aujourd’hui, de recenser le nombre exact de ces élites tunisiennes à l’étranger et établir la carte de leur déploiement dans les différents pays.

La mise en place d’une instance nationale des compétences tunisiennes vivant à l’étranger a         été l’objet de l’intervention de Khmaies Jhinaoui, ministre des Affaires étrangères. Pour le ministre, outre leur contribution au développement et à la croissance socio- économique, les compétences tunisiennes à l’étranger ont aussi un rôle important à jouer quant à la promotion de l’image de la Tunisie au niveau international.

 

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