Moez Joudi: « L’affaire Slim Riahi n’est que financière »

Moez Joudi

 Slim Riahi, président du parti UPL, a vu ses biens confisqués dans le cadre de présomptions de graves malversations couvertes par des sociétés-écrans. Selon les juges du Pôle judiciaire financier, Slim Riahi serait  impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent.

L’ouverture d’une enquête du Pôle judiciaire financier  a décidé officiellement le gel des avoirs de Slim Riahi, à savoir les cinq comptes personnels, au nom de son parti, du Club Africain et des comptes en devises qu’il a utilisés pour son business entre la Tunisie, l’Angleterre et les Emirats Arabes Unis, en date du 28 juin.

Rappelons  que plusieurs médias ont mentionné  des sociétés-écrans comme Cifex World, Capital Gate, créées en 2014, au capital de 10.000 DT (9.500 DT pour Slim Riahi et 500 DT pour Elyes Kh.) et Refostar. Toutes ces entreprises existent uniquement sur le papier.

Que signifie une affaire de blanchiment d’argent? 

Joint par téléphone, Moez Joudi, président de l’Association de la gouvernance, a déclaré: “ Ce sont des sociétés offshore créées juste pour l’affichage  du capital et spécialement  pour dissimuler des transactions ».

 Il ajoute: “ Or avec une société offshore, on peut faire toutes sortes d’opérations  sans présenter de bilan.Je pense que la Banque centrale a fait son travail de vérification, si nous en sommes là ». 

Evoquant «  le chantage politique », dans une déclaration aux médias, M. Riahi a dit « être l’objet d’un chantage politique et qu’il portera plainte devant la justice britannique ».  Sur cette dénonciation, M Joudi a répondu que  » cela n’a pas de sens car c’est la justice tunisienne qui a pris  le relais du dossier  et non le Chef du gouvernement. Et puis il s’agit d’une affaire financière et non d’un chantage politique ».

Et de poursuivre: « Je pense que cette plainte est infondée. Et puis j’aimerais bien savoir à quel titre M. Riahi a-t-il porté plainte, en tant que résident en Grande-Bretagne ? S’il peut nous répondre et éclairer l’opinion publique, on en saura davantage ». 

Lexique

Notons qu’une société « offshore »  est enregistrée dans un pays non pour y exercer une activité mais pour disposer d’une boîte à lettres – souvent pour profiter des avantages fiscaux ou réglementaires du pays choisi considéré comme étant un paradis fiscal.

Une société-écran est une société fictive créée dans le seul but de dissimuler les transactions financières d’autres sociétés.

 

 

 

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