Tunisie – Réseaux sociaux : campagne contre l’emploi des mineurs

mineurs - L'Economsite Magrébin

La photo d’une enfant portant d’énormes sacs et suivant son employeur dans une grande surface commerciale fait le buzz sur la toile.

Les internautes qui ont relayé la photo sur les réseaux sociaux ont dénoncé la persistance de la pratique de l’emploi des mineures dans les tâches domestiques, déplorant une indifférence suspecte de la part des autorités qui mettent du temps pour prendre au sérieux le phénomène de l’emploi des enfants de moins de 16 ans.

Le Code de la protection de l’enfant, promulgué en 1995, interdit explicitement d’exposer l’enfant à toute «forme de violence, ou préjudice, ou atteinte physique ou psychique, ou sexuelle ou d’abandon ou de négligence qui engendrent le mauvais traitement ou l’exploitation».

Cependant, le phénomène du travail des mineurs, sous ses différentes formes, n’a jamais cessé d’exister en Tunisie, parfois même sous le regard suspect des pouvoirs publics incapables jusqu’à présent de prendre les mesures coercitives qui s’imposent.

Certains estiment même que le phénomène a pris une ampleur démesurée au cours de ces années post révolution. Crise économique exige, des mineurs qui sillonnent les rues exerçant différentes sortent de besognes commandées ignoblement et en toute impunité par leur bourreau.

Assimilé par d’autre à de l’esclavagisme, l’emploi des mineurs est passible, selon le Code pénal tunisien d’une peine de 5 ans de prison, aussi bien à l’encontre de «l’employeur» que du parent supposé être le premier bouclier de protection contre ce genre de traitement.

La réaction du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance face à la photo qui a circulé sur les réseaux sociaux ne s’est pas fait attendre, Mehiar Hamadi, délégué général pour la protection de l’enfance a déclaré sur la radio Shems Fm, que «l’identité de l’enfant et de son employeur a été déterminée».

Annonçant l’ouverture d’une enquête sur le sujet, M. Hamadi a indiqué que l’enfant sera prise en charge par son département et inscrite à l’école.

L’impunité étant «la mère des vices» on s’attend à ce que le juge pour enfant se saisisse de l’affaire et émette les sanctions qui s’imposent à l’encontre de l’employeur de l’enfant et des parents qui ont permis que cela se produise.

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