Mohsen Marzouk: « La Tunisie a besoin de leaders et non d’un seul »

Le parti de Mohsen Marzouk

Invité sur les ondes radiophoniques, Mohsen Marzouk, secrétaire général du parti Mashrou3  Tounes, a fait un état des lieux du paysage politique, les élections municipales,  la guerre contre la corruption lancée par le Chef du gouvernement Youssef Chahed.

Les élections municipales étant actuellement au coeur du débat,  le secrétaire général a souligné  que l’objectif du parti est de se restructurer avant de penser aux municipales. En somme, d’après M. Marzouk, le but n’est pas de faire des élections pour les élections. Il déclare: « Nous ne voulons pas commettre les mêmes erreurs qu’avant. D’ailleurs, nous l’avons prouvé lors de la création du parti, nous avons mis un an pour dévoiler notre vision pour la Tunisie et chaque étape a son temps ».

Mohsen Marzouk a ajouté qu’à l’heure actuelle, « nous ne pouvons pas parler de stabilité et nous préparer pour les municipales, alors que depuis quelques semaines, les déclarations de Chafik Sarsar  président démissionnaire de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), laissent perplexes, “ mais plus encore il n’a donné aucune explication”, a-t-il poursuivi.

La guerre contre la corruption

Sur cette question, Mohsen Marzouk a réaffirmé une fois de plus son appui à Youssef Chahed. Il déclare: « Cette guerre ne doit pas s’arrêter, sinon les conséquences seront lourdes comme dans les pays qui ont connu une transition démocratique mais n’ayant pas réussi à aboutir. Nous ne voulons que notre pays soit entre les mains des mafias ou des cartels comme en Amérique latine ».

Et de continuer:  »  Pour ceux qui voudraient faire échouer cette guerre contre la corruption pour des intérêts personnels, je lance un appel aux  dirigeants des partis au pouvoir de les  dénoncer ».

Il conclut: “La recomposition de la scène politique est une  nécessité. Pour ceux qui veulent savoir  et pour la énième fois, je n’ai aucune ambition pour l’élection présidentielle et je ne compte pas me présenter et je ne suis pas concerné. La Tunisie a besoin aujourd’hui de plusieurs leaders et non d’un seul ». 

 

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