Professions maritimes : beaucoup reste à faire

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Une commission  de réflexion sera constituée, aujourd’hui 23 mars, pour préparer les solutions possibles et faire le diagnostic  des problèmes des professions maritimes, annonce Mohamed Habib Aouida, président de l’Association tunisienne du droit maritime, à la fin de la séance matinale d’un séminaire organisé par l’association traitant la question.

Cette décision  ambitionne de regrouper tous les intervenants dans le secteur afin de mieux cerner les problématiques de plusieurs secteurs des professions maritimes. D’ailleurs, le séminaire a dévoilé un malaise profond qui ronge les secteurs. Les professionnels présents n’ont pas hésité à communiquer sur les soucis quant à l’avenir de ces professions et sur leur vécu.

Que retenir des interventions des professionnels et des directeurs dans le cadre du débat ? Plaintes contre les lenteurs administratives, l’inadéquation entre les spécificités des lois en vigueur et celles des professions,  inquiétude générale quant à la finalisation des travaux du port en eaux profondes et la hausse des prix du transport, ce qui influe sur la compétitivité des entreprises.  Cependant, toutes ces questions sont demeurées sans réponse en dépit de la présence du représentant du ministère du Transport qui s’est contenté, dans son intervention, de  passer en revue l’armada juridique en la matière et les différentes révisions que  les lois régissant ces secteurs ont subi.

Interpellé par leconomistemaghrebin.com Imed Zammit, secrétaire général de l’association, a indiqué qu’il faut, avant d’entamer toute réforme, mettre en place un dispositif de contrôle sérieux et ferme qui s’impose immédiatement, recommande-t-il. Pour lui, le séminaire est une occasion pour rassembler les différents intervenants du domaine pour une concertation sur leurs problèmes.

D’après notre interlocuteur, ce ne sont pas les problèmes qui manquent dans les professions maritimes. Dans cette perspective, il a cité les retards au port de Radès dont le coût se chiffre par environ 300 millions de dinars par an et les coûts de transport exorbitants qui réduisent la compétitivité des entreprises.  Revenant sur l’aspect juridique de la problématique, il a fait savoir que malgré trois réformes «  les lois n’arrivent pas à prendre en considération  l’évolution du domaine », fait-il savoir.  De nouvelles professions sont apparues à l’instar de la profession de logisticien. «  En dépit de l’importance de cette profession dans les ports, elle ne bénéficie pas encore d’un cadre légal » regrette-t-il.  Afin de mieux  veiller sur le secteur, il a plaidé pour  plus de fermeté et de contrôle.

De son côté, Fawzi  Ben Abdallah,  président de la Chambre nationale de la manutention qui relèvent de l’UTICA a présenté, lors de son intervention un certain nombre de défaillances juridiques qui entravent le bon déroulement.  Il a précisé qu’il est interdit  aux professionnels de la manutention de dépasser les 15 ans lors de la concession dans le port. Après  15 ans, le professionnel doit participer à un appel d’offres avec d’autres personnes. De même, il a considéré que 15 ans représentent une période assez courte pour des entreprises qui existent depuis des années.   

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