Des milliers de personnes ont manifesté dans la journée du dimanche 8 janvier. Ils étaient plus 2500 personnes à avoir exprimé leur « ras-le-bol » et crié haut et fort : « Non au terrorisme et non au retour des terroristes ».
Il s’agit d’un cri d’alarme car l’inquiétude grandit. Cela fait depuis plus d’une semaine que le débat s’emballe à propos du retour des terroristes.

« Nous voulons que nos voix soient écoutées car nous nous sentons menacés« , affirme Ibtissem Jomâa, présidente de l’association. Pour elle, ce qu’elle craint le plus c’est le retour en arrière. Elle nous confie: « Avec cette mobilisation citoyenne, j’espère que les décideurs nous prendront plus au sérieux et qu’ils seront à l’écoute des citoyens« . Elle poursuit: « Nous n’allons pas nous taire et nous continuerons le combat coûte que coûte« .
D’après elle, le retour des terroristes est une bombe à retardement. Le scénario algérien risque de se répéter. « Si j’évoque ceci, c’est parce que j’ai vécu en Algérie pendant quatre ans, (1997-2001). Nous ne dormions plus, le couvre-feu avait été instauré. Non je ne veux plus revivre ce cauchemar. Le devoir de chacun de nous est de protéger notre pays quoi qu’il advienne« , souligne-t-elle.

De son côté Hedia B. J., une des manifestantes, est venue car elle est consciente du danger, dit-elle. Elle continue: « On est contre leur retour. Pourquoi reviennent-ils si ce n’est pour déverser leur haine et tuer des gens ? Du moment qu’ils ne se considèrent pas Tunisiens, ils ne sont pas les bienvenus » . Elle ajoute: « S’ils sont déjà parmi nous, ils devraient être jugés pour crimes contre l’humanité et mis au ban de la société ».
Les prises de position n’en finissent pas entre ceux qui sont en faveur de leur retour, comme le mouvement Ennahdha, et ceux qui sont contre. Qui l’emportera ?