« Les terroristes doivent être poursuivis pour crimes contre l’humanité »

Le débat sur le retour des terroristes agite depuis quelques jours l’opinion publique comme les partis politiques.  Le chiffre n’est pas de 800 terroristes de retour, mais bien plus, a affirmé Mohamed Jmour, secrétaire général adjoint du Parti des Patriotes démocrates unifié (PPDU), rencontré aujourd’hui lors d’une conférence de presse organisée par son parti.

Zied Lakhdhar, secrétaire général du  PPDU, a fait le même constat. Il déclare dans ce contexte: « Il est vrai que le chiffre est beaucoup plus élevé que le chiffre officiel annoncé par le ministre de l’Intérieur car les terroristes ont recours à d’autres moyens pour passer les frontières illégalement et échapper ainsi au contrôle ».

Il ajoute  :  » En tout état de cause, la Tunisie n’est pas prête à les accueillir.  Ils doivent être poursuivis pour crimes contre l’humanité. Sans compter qu’ils devraient répondre de leurs multiples crimes devant les tribunaux syrien et irakien ».

 » En fait, ce sont des bombes à retardement qui mettent en péril la sécurité du pays. Ils constituent incontestablement un danger réel pour les citoyens de ce pays. Leur retour est inacceptable ». « C’est une boîte de Pandore à ne pas ouvrir », insiste-t-il.

Quant à l’Etat tunisien, il devra mettre en place  tout un arsenal juridique lors du rapatriement. Il précise:  » Il n’est pas question qu’on les accueille sans avoir connaissance de leurs crimes, qu’ont-ils fait, combien d’innocents ont-ils tué ? Et pour  cela, il va falloir renouer les liens avec la Syrie, c’est fondamental « .

Il ajoute: « Comme il est à rappeler que les services de renseignement des deux pays  ont  été suspendus pendant la Troïka. Or si nous renouons et collaborons ensemble, nous pouvons savoir par quels moyens ils ont été approchés, recrutés, endoctrinés… Quel est le réseau  qui a été mis en place? Qui les finance ?  Quels types d’armes ont-ils utilisé  ? Qui leur a fourni les armements, mais surtout  qui a donné les ordres pour qu’ils partent ? « .

Il conclut: « En somme, si nous parvenons  à avoir toutes ces réponses, nous serons mieux à même de les neutraliser avant qu’ils ne commettent l’irréparable. Entendons-nous bien, ces individus sont irrécupérables ».

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