Riadh Mouakhar : « Nous allons manquer d’eau… »

Eau stress hydrique L'Economiste Maghrébin
@Taamul.net

A l’issue du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains dans la journée du mercredi 16 novembre, une forte délégation tunisienne a participé à la COP 22 tenue à Marrakech.  “Parler des défis et enjeux d’un développement durable en Afrique”, tels étaient les enjeux de la conférence internationale.

Le ministre tunisien des Affaires locales et de l’Environnement, Riadh Mouakhar, a déclaré que c’est la première fois qu’un accord se ratifie dans un délai très court, moins d’une année. Il ajoute: “Or la mise en oeuvre de l’accord de Paris va demander des discussions et un travail technique de deux ans. Cela dit, ce fut une occasion pour la Tunisie d’avoir plus de contacts avec les bailleurs de fonds, le Fonds vert, la Banque mondiale et d’autres banques concernées… Nous avons présenté notre plan de développement 2016-2020, basé sur l’économie verte pour un développement durable.

D’après lui, il va y avoir des mesures de réduction des émissions à effet de gaz de serre mais aussi des mesures d’adaptation aux changements climatiques “car nous sommes un pays qui serait menacé par les changements climatiques en termes de baisse de niveau de précipitations, et surtout l’élévation du niveau des mers qui peut toucher nos côtes. Et  nous risquons de perdre 10% de notre capacité productive de notre PIB”, soulève-t-il.

Et de poursuivre: “Il est  très important qu’on prenne des  mesures d’adaptation aux changements climatiques et donc ces projets existent au niveau du littoral, la protection de ressources en eau, la réutilisation de l’eau. On a des projets dans l’assainissement avec une ambition à atteindre un taux d’utilisation des eaux usées de 60%. Il est probable que nous allons manquer d’eau, donc il  va falloir qu’on adapte notre fonctionnement,  même notre façon de consommer. C’est pour cela que la Tunisie est engagée dans le processus du changement climatique”.

Evoquant l’interdiction des sacs en plastique, M. Mouakhar a fait savoir qu’il s’agit d’une orientation claire vers l’interdiction des sacs non réutilisables.

Nous avons signé une convention avec les industriels.  cCest un pas très important  l’interdiction des sacs en plastique à la caisse à partir du 1er mars 2017. Nous allons la généraliser en accordant une période moratoire aux industriels du plastique”, conclut-il.

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