Tunisiens et Français explorent les pistes de l’industrie du futur

industrie tunisienne

Organisé conjointement par Business France et l’ambassade de France à Tunis, le forum Rencontre d’affaires « Creative Industry » : cap vers l’industrie du futur » s’est tenu comme prévu aujourd’hui à Gammarth (Tunis).

A travers les interventions faites par plusieurs présents, il s’avère que la Tunisie dispose d’atouts importants pour les investisseurs tunisiens et étrangers. Adel Mohsen Chaâbane, directeur  associé du cabinet d’étude Mazars Tunisie, a indiqué que le Code d’investissement contient plusieurs points positifs.

« Le nouveau Code d’investissement est un outil qui s’ajoute à d’autres outils pour l’amélioration du climat des affaires », dit-il en adressant la parole à un public composé de chefs d’entreprise.

Le code en question contient plusieurs incitations  intéressantes (fiscales et autres) pour l’investisseur étranger et notamment tunisien. Qu’il soit jeune ou expérimenté, chaque investisseur y trouvera son compte, d’après l’intervenant.

A propos des incitations fiscales, il a indiqué que le projet de loi devrait passer sous peu à l’ARP.  Par ailleurs, il s’est félicité qu’en vue de raccourcir les délais un cahier des charges sera établi pour les projets qui le nécessitent.

Dans le même contexte, il a considéré que la mise en place d’un seul interlocuteur avec les investisseurs est  un point positif. D’ailleurs, l’intervenant a fait remarquer n’avoir pas relevé de points négatifs dans le code d’investissement et qu’il faut attendre la mise en application pour s’en rendre compte.

« Le code d’investissement tunisien est en avance par rapport au code d’investissement des pays concurrents », affirme-il.

De son côté, l’attaché économique auprès de l’ambassade de France en Tunisie, Grégoire de Warren, a dressé un tableau positif de l’économie tunisienne. D’après lui, l’économie tunisienne a connu un rebond qui s’appuie sur plusieurs facteurs clés comme la reprise de l’investissement et de la consommation. Pour lui, il faut s’appuyer sur les différents atouts de la Tunisie pour atteindre un niveau de croissance plus élevé.

Revenant sur la Conférence internationale sur l’investissement, il a considéré que c’ est l’événement de l’année à plus d’un titre : d’abord parce que c’est une occasion pour la Tunisie pour présenter ses atouts à la communauté internationale et pour attirer les investissements.

Le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Gilles Chausse a, quant à lui, présenté la ligne de crédit Sunref. Adressant un discours clair aux entrepreneurs et chefs d’entreprise, il a  affirmé le soutien de l’AFD  aux entreprises.

Il a tenu à préciser que l’ AFD ne se positionne pas comme un concurrent vis à vis des banques classiques. Concernant la ligne de crédit Sunref, le directeur de l’AFD a indiqué que la première ligne a été clôturée et qu’il est prévu de mettre en place une deuxième ligne en 2017. « Mais la première ligne est en cours d’évaluation pour le moment, nous espérons mobiliser 40 millions d’euros », a-t-il annoncé.

Pour sa part, le représentant de l’UBCI, Slim Chkili, a saisi l’occasion pour présenter le parcours des banques tunisiennes de 2011 jusqu’à aujourd’hui avec toutes les réformes et les étapes qu’elles ont connues : full audit, statut de la Banque centrale, réduction du taux des crédits de consommation…

Revenant sur l’expérience de l’UBCI en Tunisie en ce qui concerne le financement des entreprises, M. Chkili a indiqué que l’UBCI est pionnière en la matière et oriente les entreprises avec des conseils personnalisés grâce à une équipe qualifiée d’investisseurs.

De même, il a tenu à rappeler l’importance de se protéger contre le taux de change surtout dans un contexte marqué par la dépréciation du dinar, a-t-il conclu.

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