La dépréciation du dinar a coûté cher à l’économie tunisienne

Crédit photo : Tounesna

Invité sur le plateau de Nesma Tv, Nabil Abdellatif, le président d’honneur de  l’Ordre des experts-comptables de Tunisie, a estimé  que le projet de loi de Finances 2017 ne se base sur aucun modèle connu des finances publiques.

Ainsi le projet de loi de Finances est un projet qui plaide ni pour l’austérité ni pour la stabilité.

Sans contenir de vision claire, le projet de loi de Finance 2017 ne  vise qu’ à renflouer les caisses de l’Etat afin de subvenir aux besoins de chaque ministère, d’après l’expert-comptable.

Ce qui est frappant, d’après Nabil Abdellatif, c’est l’absence de transparence dans le projet de loi. Cela est perceptible à travers les chiffres qui figurent dans le projet. «  Nous avons repéré plusieurs erreurs en ce qui concerne l’endettement public  »,  s’alarme-t-il.

A fin 2015 on a enregistré un endettement de 47 millions de dinars et il est prévu que cet endettement atteigne 57 millions de dinars à fin 2016. Ainsi, l’endettement public  atteindra 64% du PIB.

Cependant le projet de loi de Finances 2017 ne dévoile pas le montant manquant en taux de change, à savoir  4000 MDT. La découverte de cette somme manquante  est le résultat d’un travail d’une équipe d’experts-comptables et d’économistes d’après l’intervenant.

« Cette perte est causée par la chute de la valeur du dinar tunisien« , explique-t-il. Cette somme aurait pu être affectée au budget pour le développement et aurait pu être générée par le CPG si elle avait été en période de production.

Les responsables de cette perte doivent être auditionnés : «  Les responsables qui n’ont pas pris les mesures nécessaires pour mettre en place une couverture contre le risque de change doivent donner des explications »,  conclut-il.

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