Emploi : la BAD se dit prête à « appuyer les jeunes »

La conférence ministérielle régionale organisée par la Banque africaine du développement (BAD), aujourd’hui, 31 novembre,  à Tunis, était une occasion pour exposer les détails de la Stratégie de création de 25 millions d’emplois et le renforcement des capacités de 50 millions de jeunes (2016-2025). La coordinatrice du projet Emploi des jeunes en Afrique, Ginette K. Nzau-Muteta, est revenue sur les détails de la stratégie. 

La stratégie qui a été approuvée au mois de mai dernier s’articule autour de trois  piliers. Le premier est : l’intégration et ce à travers toutes les opérations de la banque qui vont impacter la  création d’emplois. Dans ce cadre, elle a cité  le programme Souk Attanmia,  qui a soutenu  166 entreprises.

Le deuxième pilier est relatif à l’innovation. Son objectif est de développer, porter à l’échelle et reproduire des programmes-phares qui créent de nouvelles opportunités économiques pour des dizaines de millions de jeunes dans les secteurs porteurs de croissance en Afrique, notamment l’agriculture, l’industrie et les TIC.

Le troisième pilier est relatif à la conception d’un mécanisme d’investissement dédié qui va catalyser les financements pour les initiatives d’emploi des jeunes.

Ginette K. Nzau-Muteta  a indiqué que la  stratégie est une réponse au chômage endémique dans les pays africains notamment dans l’Afrique du Nord. L’objectif est très ambitieux, il s’agit de créer 25 millions d’emplois pendant 10 ans sur tout le continent africain et impacter positivement les  jeunes.

Cependant, elle a fait remarquer que  pour  mener à bien la stratégie en question, il faut que les politiques sectorielles et le paysage macro-économique de chaque pays  soient favorable à  l’application de la stratégie, notamment en ce qui concerne l’entrepreneuriat surtout que ce dernier est l’une des pistes  idéales un bon réservoir de création d’emplois vu que les jeunes  doivent s’ingénier à créer les emplois par eux-mêmes. Notons que la stratégie en question  est appliquée pour le moment en Tunisie et en Côte-D’Ivoire et qu’elle n’est pas appliquée dans tous les pays du continent africain.

Pour  le cas de la Tunisie,  le terrain demeure favorable à l’application de la stratégie,  déclare Ginette K. Nzau-Muteta :    » La Tunisie dispose d’un bon niveau de développement économique et les opportunités nécessaires de diversification de l’économie et même la volonté politique pour donner un cadre favorable à l’entrepreneuriat des jeunes. »

Notons  que  70% des Africains ont moins de 30 ans et 50% de la population des jeunes dans le monde sera localisée en Afrique au cours des trois prochaines décennies.

De la nécessité de l’enracinement de la culture entrepreneuriale

Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami,  a présenté l’expérience tunisienne dans la création d’emplois, lors de la conférence ministérielle régionale intitulée  : » Emploi des jeunes en Afrique »,  tenue aujourd’hui, 31 novembre, à Tunis.

En effet le ministre a indiqué que  les offres d’emploi existent aussi, loin de la Tunisie en Afrique et au Maghreb et d’indiquer que la Tunisie est prête pour la stratégie d’emploi mise en place par la BAD.  Le ministre a plaidé pour une approche apte à  attirer les jeunes vers le marché de l’emploi , « pour ne pas les voir se diriger vers la violence et vers d’autres chemins », affirme-t-il.

Concernant la vision de la Tunisie pour l’emploi, le ministre a indiqué que cette vision commence à partir du fait de considérer que l’emploi touche à la dignité de l’individu et que l’emploi ne se résume pas uniquement dans la fonction publique, indique-t-il. Dans le même ordre d’idées,  le ministre a souligné l’importance de l’existence de l’entrepreneuriat en Tunisie.

Pour Imed Hammami, il est important que la culture entrepreneuriale règne en maitre en Tunisie et de se pencher sur l’économie sociale et solidaire.  Par ailleurs, l’adoption d’une démarche inclusive qui n’écarte personne est de mise d’après le ministre.

Sur un autre volet, le ministre  est revenu sur l’importance du retour de l’investissement étranger .«  Cela est possible à travers la conférence internationale à travers l’investissement » conclut-il.

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