Gouvernement d’union nationale : les discussions se poursuivent

Gouvernement d'union nationale L'Economiste Maghrébin
@Facebook Béji Caïd Essebsi

Le gouvernement d’union nationale pourra-t-il avoir l’appui de tous pour mettre en œuvre une  feuille de route et un programme? La formation d’un gouvernement d’union nationale interviendra-t-elle avant la fin du ramadan? Le gouvernement Essid a-t-il échoué? Ce sont des questions essentielles que l’opinion publique se pose.

La situation est  claire sur un point au moins et découle d’une affirmation du Chef de l’Etat qui a confirmé l’échec du gouvernement Essid, qui manquait de visibilité et de stratégie, lors de la troisième rencontre qui a eu lieu, mercredi 29 juin, en présence de nombreuses organisations : UGTT, UTICA, UTAP, Organisation des agriculteurs, secrétaire général du parti Echaâb, secrétaire général d’Al Massar et du président du parti Al Moubadara, pour ne citer qu’eux.

« La situation est alarmante a fait savoir le chef de l’Etat », en poursuivant : «  Il est temps de mettre en place un gouvernement d’union nationale avec une vision pour les trois prochaines années. »

« L’annonce de la nécessité d’un tel gouvernement est survenue suite à un accord commun entre les parties prenantes, mais aussi parce que l’intérêt du pays l’exige. Cependant, opter pour un gouvernement d’unité nationale était le fruit d’un accord commun », a-t-il ajouté.

Et Béji Caïd Essebsi de poursuivre : « Le plus important est d’arriver à un consensus sur le contenu du programme à mettre en place et non sur le fait de savoir qui présidera le prochain gouvernement ; ceci est secondaire. Autant se mettre d’accord dans un premier temps, pour discuter par la suite d’un nom. »

Selon le président de la République, la démarche doit englober une large concertation. « Nous devons sortir de cette crise que traverse le pays. Cela dit, ensemble nous allons devoir trouver la meilleure conception qui soit pour encadrer le gouvernement d’union nationale. »

Sur un autre volet, juridique celui là, il a indiqué qu’il connaît aussi bien ses prérogatives constitutionnelles, mais aussi ses fonctions en tant que président de la République, « et nul n’a besoin de me les rappeler. Le fait d’avoir pris cette initiative a un unique intérêt celui de la patrie avant le mien », conclut-il.

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