Fièvre jaune : de retour et en force

Fièvre jaune L'Economiste Maghrébin

Zika et Ebola étaient des maladies inconnues jusqu’à il y a peu de temps. Elles ont été dévoilées au grand jour suite à des épidémies mondiales qui ont engendré des  crises sanitaires de grande ampleur. C’est au tour de la fièvre jaune de faire son « grand retour ». En effet, ayant sévi d’abord en Angola, la fièvre jaune s’étend actuellement jusqu’en Chine.

Devant la réapparition de cette maladie et la rapidité de son expansion, la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR), ainsi que l’OMS ont exprimé leur inquiétude,  craignant même une crise mondiale.

Depuis la fin de l’année 2015, 293 décès ont été comptabilisés par l’OMS, avec un total de 2267 cas suspects. Seulement 696 cas ont été confirmés en laboratoire. L’épidémie se concentrait d’abord en Angola puis s’est étendue à la République Démocratique du Congo au point que le professeur Oyewale Tomori, président de la réunion du comité d’urgence de l’OMS, demande que « tous les voyageurs se rendant en Angola et en RDC soient vaccinés ». Le premier cas de fièvre jaune a été déclaré le 25 mars dernier dans la province du Fujian en Chine.

Le responsable de l’OMS se veut rassurant : il explique que les doses actuelles de vaccin, estimées à sept millions à la fin du mois de mai, « devraient être suffisantes pour stopper la transmission », de même que 17 à 18 millions de doses devraient être produites d’ici le mois d’août.

Dans un communiqué, le département de santé de la Fédération internationale de la Croix-Rouge (FICR) attire l’attention sur l’évolution préoccupante de la maladie, qui est en passe de devenir selon l’organisme international de santé, une crise mondiale.

Julie Lyn Hall, directrice du département de la Santé de la FICR, explique que « les stocks limités de vaccins, les systèmes inadéquats de surveillance des maladies, la mauvaise hygiène et les interactions transfrontalières économiques et sociales quotidiennes risquent de transformer une crise nationale en crise mondiale ».

Cette maladie, qui nécessite un traitement non spécifique, et dont le seul moyen de prévention est la vaccination, fait l’objet d’une surveillance étroite auprès des organismes de santé internationaux. Face à cette situation la question qui se pose est donc la suivante : cette épidémie verra-t-elle une évolution comme celles qui l’ont précédée ou sera-t-elle vite endiguée? Nous le saurons dans un proche avenir.

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