La Tunisie doit s’inscrire dans l’évolution numérique

En marge de la 18 ème édition du Forum international de l’Economiste Maghrébin, tenue aujourd’hui à Tunis, Serge Degallaix, directeur de la Fondation prospective et innovation, nous a affirmé que l’économie numérique est une économie qui concerne tous types d’activités et non pas seulement le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). 

Afin de réussir sa transition économique, la Tunisie doit épouser l’évolution numérique, tel est le cas dans plusieurs pays amis et voisins, soutient Serge Degallaix qui cite l’exemple de l’Ile de France, là où l’économie numérique a pris une place très importante dans la création d’emplois. Il s’agit d’emplois de nature à répondre à certains grands problèmes de la Tunisie, à savoir l’emploi des jeunes, notamment des diplômés du supérieur et l’emploi des cadres de haut niveau.

Revenant sur les contraintes qu’affrontent les jeunes entrepreneurs, Serges Degallaix a affirmé que l’administration tunisienne peut être un frein à l’évolution numérique, mais en plus de la loi de l’exception numérique qui est en cours d’élaboration, il est temps de prendre des dispositions d’urgence pour avancer et aller très vite.

Il a, également, estimé que l’infrastructure numérique est très importante pour développer ce secteur qui repose sur l’initiative privée, l’esprit d’entreprise et  la capacité à nouer des partenariats fructueux.

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Dans le même sillage, notre interlocuteur a souligné que le problème du financement se présente d’une manière assez nouvelle. C’est-à-dire qu’il faut trouver des institutions financières et des individus qui acceptent de prendre un risque dès le début, ce qu’on appelle le capital-risque.

En sachant que si on intervient sous forme de fonds propres, c’est-à-dire en partageant le risque avec l’entrepreneur, sur un total de 50 entreprises, on aura seulement une dizaine qui vont échouer face à une quarantaine qui vont réussir.  De ce fait, il a précisé que les résultats financiers de ce secteur sont importants, permettant de couvrir le risque financier dans de bonnes conditions.

Revenant sur le projet Smart Tunisia, M. Degallaix a souligné que ce programme repose sur le potentiel humain en Tunisie, sur son positionnement géographique et ses infrastructures numériques. Il vise à favoriser la créativité et l’émergence de centaines de jeunes start-ups, en les accompagnant sur le plan financier, technique, et en leur donnant l’opportunité de conquérir des marchés, de trouver une place et de mieux se positionner sur les marchés.

Au final, il n’a pas manqué de dire que la Tunisie a son poids au regard de l’Europe, parce que la demande ne cesse de s’accroître et des partenariats pourront être réalisés, surtout qu’il y a de plus en plus de facilités de cette nature qui s’offrent aux jeunes créateurs et entrepreneurs, au plan national, européen et mondial.

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