Atuge: la 4G et après ?

4G

La Tunisie a enfin la 4G. Ils sont trois opérateurs, Tunisie Telecom, Ooredoo et Orange à déployer leurs réseaux partout conformément à l’obligation de la licence.

 Dans quel but ? Dans deux ans, la population tunisienne devrait avoir accès à un réseau mobile de haut débit et de bonne qualité.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le débat organisé hier par l’Association des Tunisiens des Grandes Ecoles, l’Atuge, ayant pour thème “ la 4G et après”.

Comment tirer profit de la 4G et comment peut-on bâtir un écosystème d’entreprises, de start-up sont parmi les thèmes abordés lors du débat ayant réuni un grand nombre de chefs d’entreprise, ainsi que les représentants des trois opérateurs, en présence du ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, Noomane el Fehri.

L’objectif de la 4G?

Pour Hatem Mestiri, CTO Ooredoo Tunisie, il s’agit d’une couverture mobile pour toutes les régions du pays, en précisant: “ Ce qui est aujourd’hui presque fait concernant la 3G, seuls quelques villages sont en cours de couverture. En revanche, pour la 4G, on est bien avancé dans la couverture. D’ailleurs, on a commencé par les grandes villes, ensuite les plus petites, et petit à petit ça sera l’ensemble du pays qui sera couvert”.  L’enjeu  principal, d’après son expérience, c’est de fournir du très haut débit mobile à tout le monde pour que les gens puissent accéder facilement à l’internet.

Quant à Nizar Bouguila,  président-directeur général de Tunisie Telecom, la priorité de TT est aussi  le déploiement du réseau  dans l’ensemble du pays. Il souligne: “Nous sommes en train d’accélérer le rythme pour assurer une couverture et la disponibilité du service avant la fin de l’année”.  Interrogé sur l’intérêt de la 4G : “Elle représente l’infrastructure de demain”, a-t-il répondu précisant que : “c’est l’infrastructure qui offre le très haut débit mobile et qui permet aux citoyens d’utiliser tous les services numériques d’une manière simple et rapide. Aussi  la 4G ouvre les portes à l’économie numérique de demain”.

De son côté, Hatem Masmoudi, directeur général adjoint d’Orange, déclare: “Notre objectif à la base c’est d’avoir une couverture nationale. Aujourd’hui on couvre plus de 60% de la population tunisienne en 4G. Notre stratégie n’est pas seulement de couvrir les zones côtières, mais aussi les régions du sud, Gabès, Gafsa, les zones de l’Ouest, et du nord. Pour nous, ce qui est important, c’est de réduire la fracture numérique qui existe dans notre pays.

Ce n’est pas uniquement réaliser un investissement et mettre des équipements dans un endroit. C’est contribuer au développement de la Tunisie. Il faut qu’il y ait un maximum de Tunisiens à avoir accès à cette nouvelle technologie, qui offre, en l’occurrence, des opportunités  pour le développement de l’emploi.

La 4G  représente dans le monde la moitié des échanges commerciaux par le biais de l’e-commerce, l’échange de services, mais elle est aussi génératrice d’emplois.

La Tunisie ne doit pas être à l’écart, c’est ce qu’ont confirmé les intervenants présents. Quand on parle de 4G, on parle aussi de l’administration numérique. Cela dit, va-t-elle changer la vie des gens? Sera-t-elle un  accélérateur pour l’accès des citoyennes et citoyens au savoir et aux services de l’administration? Car l’intérêt c’est d’avoir un meilleur service pour le citoyen. Déjà, certains évoquent une cartographie numérique,  e-santé, e-gov, e-education, etc.

De son côté, Khaled Abdelajaoued, Sales director @Redknee, déclare que la 4 G est un fait. Or la question aujourd’hui c’est comment tirer avantage au maximum de la valeur ajoutée pour l’écosystème,  en ce sens que la 4G permet de bâtir un écosystème d’entreprise.  L’un des points positifs de la 4G est de désenclaver numériquement les citoyens qui n’ont pas accès aujourd’hui à Internet, que ce soit en Adsl ou en 3G”, a-t-il dit, en poursuivant : “  Les études le montrent que d’ici cinq ans plus de 80% de la population tunisienne vont avoir accès à Internet soit en Adsl soit en 4G”.

Il conclut: “Aujourd’hui on parle de zéro papier, prise de rendez-vous numérique… des attentes auxquelles  l’administration a le devoir de répondre pour la satisfaction du citoyen. On commence à parler de e-gov, e-education, e-administration, et la démocratie nous oblige  à fournir le même service à tous les citoyens. Comme ce fut le cas en Slovénie ou le Maroc. C’est surtout une question de bonne volonté. Cela dit, il faut s’attendre à ce que les exigences du citoyen aillent crescendo ».

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