Augmentations salariales : colère à L’UGTT

ugtt - l'économiste maghrebin

Belgacem Ayari, le secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé, a appelé les structures de l’UTICA à appliquer l’accord relatif aux augmentations salariales dans le  secteur privé.   

Lors d’une conférence de presse, tenue le 30 mars au siège de l’UGTT, Belgacem Ayari a dévoilé que le ministères des Affaires sociales n’a pas encore publié les annexes des augmentations relatives à  plusieurs activités. Il s’agit notamment des sociétés de gardiennage et de sécurité, boulangeries, hôtellerie, jardin d’enfant, manutention, distributeurs de médicaments, cafés…

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT a interpellé le ministère des Affaires sociales en lui demandant d’assumer sa responsabilité sur ce sujet et de lui rappeler que les annexes des augmentations salariales dans le secteur privé concernent plus de 1,5 million de salariés.

Sami Tahri,  porte-parole de l’UGTT, a quant à lui indiqué que rares sont les entreprise qui ont accordé des augmentations salariales, à l’instar des entreprises qui ont donné des avances sur les augmentations salariales pour les ouvriers.

Alors que l’accord sur les augmentations salariales dans le secteur privé a été signé le 28 janvier  2015 entre les deux organisations nationales et que tous les intervenants du paysage économique s’attendent à ce que le calme, la productivité et la persévérance soient de mise, le spectre d’un nouveau blocage causé par le retard de l’application des augmentations salariales rode de nouveau.

Pour rappel, des négociations ont eu lieu entre la centrale syndicale et la centrale patronale qui ont été marquées par des déclarations incendiaires, grèves et menaces de grèves, boycott des séances de négociations et autres.

Il semblerait qu’un pareil retard dans l’application des augmentations salariales ne serait ni en faveur des entreprises en manque de productivité et en crise interne et externe à la fois, ni en faveur des ouvriers qui ont vu leur pouvoir d’achat se dégrader pendant les cinq dernières années.

Une chose est sûre: de nouvelles grèves ne vont pas contribuer à l’amélioration du climat des affaires.

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