Le ras-le-bol des enseignants contre la violence quotidienne!

La violence contre le corps enseignant et l’application du décret relatif à la retraite à 55 ans, suite à 35 ans de travail, sont les «sujets urgents» qui ont poussé le Syndicat général de l’enseignement de base à tenir une conférence de presse, aujourd’hui, 18 février au siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).

Le secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base, Mastouri Gammoudi, a indiqué, lors de la conférence, que la situation a dégénéré et que le corps enseignant ne peut plus supporter la manière dont le ministère de tutelle traite leur demande.

Violence contre le corps enseignant

D’après le secrétaire général du syndicat, de nos jours, les instituteurs et les professeurs sont exposés à différentes sortes de menaces à leur encontre.

Il s’agit surtout de menaces et d’agressions dans les milieux éducatifs. «Comment voulez-vous qu’un instituteur accomplisse son devoir pédagogique sous les menaces?», s’interroge-t-il, tout en affichant son indignation. Et d’affirmer que l’agression des enseignements peut porter atteinte à leur image de marque face à leurs élèves.

Pour étayer ses propos, Mastouri Gamoudi s’est référé à des statistiques en cours de préparation sur les cas de violence dans quelques gouvernorats, pendant le premier semestre. Ainsi, on recense à Tunis 30 cas d’agressions, à Gafsa 35 cas, Ben Arous (50) Kairouan (30), La Manouba (110), Gabes (20). Et rien qu’à Tunis, vingt écoles ont été saccagées.

Interprétant ces chiffres, il a indiqué que ce genre d’action ne doit rien au hasard et vise à détruire l’école publique au profit de l’école privée. Le syndicaliste a tenu pour responsable la passivité du ministère de l’Education face à ces actions, «avec les déclarations du ministère de l’Education aux médias qui visent à réduire le rôle de l’instituteur».

accidents

Pour lutter contre la violence, le syndicaliste a revendiqué:

1/ La préparation d’un projet de loi portant criminalisation de la violence contre le corps enseignant.
2/ L’assistance d’un avocat pris en charge par le ministère pour la défense de l’agressé.
3/ La mobilisation des forces de l’ordre autour des établissements scolaires.

A quand la publication de l’amendement du décret 1178?

Pourquoi cette demande ? A cette question, le syndicaliste répond que l’enseignement est une profession qui fait partie des professions les plus dures. Dans ce cadre, il a revendiqué la publication des amendements du décret n°1178 relatif à la généralisation de la retraite pour les instituteurs ayant fait 35 ans de service et ayant atteint l’âge de 55 ans. 510 instituteurs répondent à ces critères cette année d’après le syndicaliste, mais ils continuent encore à exercer».

«Normalement, ils devraient être à la retraite suite à l’autorisation de la Présidence du gouvernement», dit-il.

Il est prévu qu’une journée de colère nationale couvrant tous les établissements scolaires soit organisée la semaine prochaine avec la participation de six syndicats à savoir: le syndicat général de l’enseignement de base, le syndicat général des surveillants et des surveillants généraux, le syndicat général de l’enseignement secondaire, le syndicat général des ouvriers de l’éducation, le syndicat général des conseillers pédagogiques.

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