Sida : 23 millions de dinars pour la Tunisie… en attente

En voilà une nouvelle qui aurait pu être heureuse et qui ne l’est plus. Après avoir réussi à décrocher une aide conséquente de 23 millions de dinars, pour renforcer les moyens mis en place dans la lutte contre le Sida, la société tunisienne se voit dans l’obligation d’attendre la signature du ministère de la Santé depuis près de trois mois.

Le fruit d’un travail d’envergure, réalisé par les acteurs de la société tunisienne dont fait partie l’ATP+ ( Association Tunisienne de Prévention positive ) qui a permis à la Tunisie de redevenir éligible pour le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme ( FM ), couronné par un partenariat renouvelé pour la sixième année consécutive, se voit entravé par une simple décision politique.

En effet, la convention du  FM  qui permet à la Tunisie de recevoir un don de 23 millions de dinars pour lutter contre le Sida n’a jusqu’à présent pas été paraphée par le ministère de la Santé.

Selon les déclarations de Mme Souhaila Bensaid, présidente de l’association ATP+, l’explication qui a été donnée concernant la non signature de cette convention est la suivante : deux clauses présentes dans l’accord-cadre sont non conformes à la législation tunisienne, précisant que le ministre de la Santé est en faveur de l’adoption de cette convention.

La question qui se pose alors est donc de savoir comment se fait-il que la convention, signée cinq fois auparavant, pose problème dans son contenu seulement aujourd’hui   ?

Une question d’ordre politique qui de toute évidence ne prend pas en considération le fait que grâce à ce fonds, six associations auront la possibilité de mettre en œuvre des projets ambitieux. En effet, en cas de signature de la convention avec le FM, les principales réalisations seront les suivantes : quatre hôpitaux de jour pour les personnes vivant avec le VIH (PvVIH), traitement et prise en charge des étrangers pour le Sida, la Tuberculose et l’Hépatite C, l’embauche de 70 à 80 nouveaux salariés et de 100 pairs éducateurs et la mise en place d’un centre de lutte contre la toxicomanie à Tunis. Qui dit mieux ?

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