Sans-emploi, grévistes et députés : à qui donner raison ?

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Chômeurs, grévistes et députés. Ces mots rappellent bien combien la situation générale en Tunisie demeure explosive même après la fin de la vague de protestations qui a secoué tout le pays durant presque une semaine pour finir avec l’annonce du couvre-feu sur tout le territoire tunisien.

Depuis lors, le moral des Tunisiens est en berne. Le chômage n’en finit pas d’enfler en Tunisie notamment dans les régions intérieures, là où toutes les politiques ont échoué. Dans ces régions, le chômage a toujours été la première cause des vagues de protestations et de la révolution même. L’état de l’infrastructure et le climat d’affaires dans les régions intérieures n’encouragent pas ni investisseurs étrangers ni jeunes diplômés. Les investisseurs étrangers ont souvent horreur des grèves.

Les jeunes diplômés, ceux qui veulent s’installer à leur propre compte, sont confrontés à de lourdes procédures administratives qui  compliquent davantage l’accès aux financements nécessaires. L’accès au financement reste le premier casse-tête des jeunes promoteurs. Ce n’est pas un hasard si le pays est classé au 107e rang sur l’échelle mondiale de la liberté économique ! Les mécanismes de financement actuels ne sauraient satisfaire les besoins en financement.

La réponse du gouvernement aux sans-emploi par l’annonce d’un recrutement massif dans la fonction publique n’est pas et ne sera jamais la bonne solution. L’Etat n’a pas les moyens pour continuer à recruter pour accorder des salaires non productifs au détriment des exigences de développement régional.

L’économie tunisienne est soumise à d’ inévitables et terribles pressions. Privée de ses principaux moteurs de croissance, l’investissement, le tourisme, première source de devises, l’économie tunisienne est sans avenir si les grèves continuent de bloquer les chemins de fer, les routes et les ports. Nos exportateurs payeront certes une lourde facture.

Insignifiant : Nos députés, aux postes les plus prestigieux et qui n’ont jamais cessé depuis la révolution, comme nos grévistes, de demander des augmentations de salaires et autres primes, n’ont pas peut-être choisi le bon moment pour voter une augmentation des leurs primes. Nos députés qui prétendent défendre les citoyens ont fait la preuve cette fois-ci qu’ils ne sont pas là pour les motifs pour lesquels ils ont été élus !

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