Tunis – Corruption : poursuivre les banques et les institutions financières

L’Institut CEELI, en partenariat avec l’Instance nationale tunisienne de la lutte contre la corruption ( INLUCC ), organisent, à partir de demain à Tunis, un atelier de formation de deux journées sur comment « enquêter et poursuivre les banques et les institutions participant à des activités de corruption ».

Les participants à cet atelier essayeront, entre autres, d’apporter des éléments de réponse à des problématiques liées à la corruption telles que :

La Tunisie dispose-t-elle de la capacité nécessaire pour enquêter sur les activités des institutions financières? Y a-t-il une collaboration et une coopération suffisantes dans les organismes nationaux pertinents impliqués dans la surveillance et les enquêtes sur les banques et les institutions financières? Quelles sont les trois plus importantes recommandations visant à améliorer la capacité du système judiciaire tunisien aux fins de réponse à la participation des institutions financières dans les phénomènes de corruption?

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Chawki Tabib Président de l’INLUCC

La session de formation, conçue pour nombre de professionnels tunisiens, mettra l’accent sur la détection, l’enquête et les poursuites lancées contre les acteurs du secteur financier participant à des activités de corruption. Elle fera largement appel à des cas d’études basés sur de véritables enquêtes d’envergure mondiale et des poursuites ayant eu lieu dans de nombreux pays, tout comme à l’expérience; et visera à analyser les mesures concrètes aux fins de la lutte contre les banques et les institutions financières pouvant jouer un rôle dans la grande corruption. Les orientations politiques éventuelles et les modifications législatives visant à développer la collaboration et la coopération des organismes tunisiens pertinents seront également abordées.

La première journée de la formation commencera avec une session théorique, qui se focalisera sur les détails de la corruption dans le secteur financier et énumérera quelques exemples de cas issus du monde réel. Le reste de la journée sera ensuite consacrée à un travail de groupe sur la base des hypothèses émises avant le programme.

La deuxième journée sera essentiellement consacrée à encourager les participants à réfléchir sur la possibilité et la manière dont les outils et les mesures identifiés dans les études de cas peuvent être véritablement mis en œuvre en Tunisie.

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