Mazen Chérif : « Il faut s’attaquer au financement du terrorisme »

Anti - terrorisme L'Economiste Maghrébin
La Tunisie a renforcé son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme par un certain nombre de mesures et textes règlementaires.

Le terrorisme est l’un des défis majeurs que devra relever la Tunisie en 2016. Invité par Russia Today ( version arabe), M. Mazen Chérif, expert en stratégie des forces armées, co-fondateur du Centre tunisien pour les études de sécurité globale, a commenté la situation que traversent la Tunisie et les pays voisins.

mazen-Cherif-tunisie-terrorismeRappelant les attentats terroristes du Bardo, de Sousse, de l’avenue Mohamed V, le petit berger âgé de 16 ans décapité par des terroristes, M. Chérif a précisé que les enjeux sont de taille. « C’est pour cela qu’il faut une stratégie basée sur les compétences et l’expertise qui a déjà été évoquée à maintes reprises dans le gouvernement actuel », déclare-t-il.

Interrogé sur le sort des terroristes de retour des zones de conflit, M. Chérif a indiqué que leur nombre s’élève à environ 1300 et que malheureusement l’Etat n’arrive pas à les surveiller ou à les contrôler. Il poursuit : « Tout devient possible quand il y a une volonté politique qui est capable de prendre les mesures nécessaires. Il faut que le gouvernement ait les moyens de sa politique ».

Et d’ajouter : « Il faut s’attaquer au financement du terrorisme, notamment en ce qui concerne les associations suspectes, l’argent douteux qui rentre par le biais de la Banque centrale, entre autres. Ce n’est qu’avec ces mesures que nous pouvons le combattre. Mais ce que je regrette, c’est que nous n’avons pas encore de plan d’action concret pour endiguer le financement. Je me demande s’il ne  s’agirait pas d’un certain laisser-aller de la part du gouvernement ».

Evoquant la question de la coalition des partis au pouvoir, en particulier la cohabitation entre Nidaa Tounes et Ennahdha, il a répondu : « En termes d’alliances, ce n’est pas facile, loin de là, parce que réellement ces partis ne donnent pas de vrais moyens à une vraie coalition. Et puis, il est clair que le parti majoritaire est en crise profonde. Ce qui fait que la situation actuelle est plus ou moins incertaine, il faut attendre de voir ce qui va se passer ».

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