Les découvertes scientifiques phares de l’année 2015

@Val Altounian/Science

L’année 2015 a été riche en découvertes en tout genre, de la génétique à l’astronomie, en passant par l’anthropologie, les découvertes scientifiques réalisées au cours de cette année ont permis d’avancer dans certains travaux scientifiques majeurs, ou ouvrir de nouvelles voies de recherche. Notre récapitulatif des découvertes les plus importantes de l’année.

CRISPR, le ciseau moléculaire pour réparer les gènes

Le titre de la découverte de l’année 2015 a été décerné, par la rédaction de la revue Science, à une technique révolutionnaire de manipulation du génome baptisée CRISPR, acronyme pour Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats («Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées»). Ces ciseaux moléculaires, d’une précision sans précédent, pourraient permettre de cibler les séquences d’ADN défectueuses impliquées dans toutes sortes de maladies ( maladies héréditaires, cancers etc..) et les remplacer. « Jusque-là, on ajoutait un exemplaire fonctionnel du gène défectueux sans l’ôter; là, on le corrige », explique Bertrand Jordan, biologiste moléculaire. La biologiste Jennifer Doudna, conceptrice de la technologie, affirme à cet effet : « Alors que, dans le passé, toutes les technologies étaient des sortes de marteaux de forgeron, maintenant c’est comme travailler avec des scalpels moléculaires pour génomes».

Les images de Pluton dévoilées

Les lecteurs de la revue Science ont, par contre, préféré les images rapportées par le survol jamais réalisé auparavant de la planète naine Pluton. La sonde spatiale américaine New Horizons a relevé cet incroyable défi après un voyage d’environ cinq milliards de kilomètres, neuf ans après son lancement. Des images qui dévoilent enfin une planète encore peu connue de la communauté scientifique et du public, montrant une diversité et une complexité géologique qui laissent présager d’autres missions pour étudier davantage cet astre.

Une simple prise de sang pour détecter le cancer

Cette découverte revient à une équipe des Pays-Bas, de Suède et des Etats-Unis, dont les résultats ont été publiés dans la revue Cancer Cell. Son principe repose sur le fait que les plaquettes ( cellules sanguines ) sont modifiées en présence d’un cancer et sont marquées par celui-ci. La technique détecte le « marqueur » témoignant de la présence du cancer dans 96 % des cas.
La technique pourrait constituer une alternative, moins agressive qu’une biopsie rendant le dépistage, ainsi que le diagnostic du cancer, précoce et moins complexe que les procédés classiques.

L’homo nadeli, un autre ancêtre humain nouvellement découvert

Sa découverte revient à une fouille jamais réalisée à ce jour sur le continent africain et qui a permis d’exhumer le plus grand nombre d’ossements fossilisés humains. L’homo nadeli, retrouvé dans une grotte d’Afrique du Sud, comporte des caractéristiques des humains « modernes » de par son corps et présente un crâne dont les caractéristiques évoquent plutôt celui des australopithèques.
Néanmoins, la datation de ce spécimen humain n’a pas été obtenue jusqu’à présent, d’où la prudence de certains scientifiques au sujet de cette découverte.

Les pentaquarks témoins de la complexité de la matière

Suite à des expériences menées au niveau du plus grand accélérateur de particules du monde, le LHC du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire), les pentaquarks ont été révélés au grand jour. Il s’agit en effet d’un « composé de quarks, à savoir les constituants fondamentaux des protons et des neutrons, assemblés selon une configuration qui, en plus de cinquante ans de recherches expérimentales, n’avait encore jamais été observée », selon, Guy Wilkinson, porte-parole de LHCb. Une découverte majeure qui permettra de comprendre davantage la manière dont est structurée la matière.

De l’eau sur Mars à l’état liquide

Longtemps suspectée, la présence d’eau à l’état liquide sur la planète Mars a été confirmée cette année par la NASA. Néanmoins, elle diffère en plusieurs points de l’eau présente sur Terre. Les coulées liquidiennes sur Mars seraient dues à  l’action des gaz atmosphériques sur le sol, plus précisément dues à l’absorption de l’humidité de l’atmosphère par des sels minéraux du sol martien. Ce processus engendre la formation d’une eau fortement concentrée en sels. Une découverte qui renforce encore plus l’hypothèse que la planète rouge pourrait être habitable.

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