Tunisie : la redevabilité politique des élus sous la loupe de la société civile

La deuxième phase du projet « Ntalbek win Nhasbek » ( Je revendique et je te demande des comptes) sera annoncée le 9 septembre  lors d’une conférence de presse. Ce projet a été lancé par le réseau Doustourna, le Forum tunisiens des droits sociaux et économiques (FTDES), l’organisation OXFAM et 120 associations.

Expliquant la nature du projet pour les lecteurs de leconomistemaghrebin.com, Ghada Missaoui, chargée de communication au sein du projet, a indiqué que le projet consiste en la redevabilité politique des élus et que l’objectif principal du projet est d’inculquer une nouvelle culture basée sur un partenariat entre les électeurs et les élus : « Ce partenariat doit commencer sur terrain par la participation citoyenne dans la rédaction des programme politiques des partis qui est l’un des piliers de notre initiative », dit-il.

Revenant sur la première phase de l’initiative, Ghada Missaoui a indiqué qu’il s’agit d’ateliers dans tous les gouvernorats afin de dégager les revendications et les problèmes réels des citoyens dans les secteurs économiques et sociaux. Des rapports ont été écrits après la tenue de ces ateliers. Ils ont été synthétisés et consolidés par d’autres études faites par des organisations internationales puis un document intitulé « le Manifeste national » a vu le jour qui consiste en une liste de revendications réparties sur neuf thèmes : « Nous avons essayé de dégager les priorités réelles des citoyens pour s’assurer que ces revendications sont bel et bien réalisables dans 5 ans période du mandat des députés ». Notons que le collectif a recueilli 120 mille signatures de citoyens pour soutenir le manifeste.

Puis 6 partis politiques ont été contactés pour qu’ils s’engagent à réaliser les revendications s’ils accèdent au pouvoir. Quatre partis ont répondu favorablement, à savoir Nidaa Tounes,  Front populaire, l’Union pour la Tunisie, Al Massar, le parti du travail.

La deuxième phase de « Ntalbek win Nhasbek » est la plus longue. Elle consiste à suivre tous les députés concernés par ce manifeste et le degré de leur implication dans la réalisation des revendications mentionnées dans le manifeste. Cela se fera à travers des méthodes scientifiques. D’ailleurs des rapports semestriels et un rapport annuel seront élaborés.

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