Aïd El- Idha : l’UTAP fait fi des tarifs fixés par le ministère du Commerce

Contacté par leconomistemaghrebin.com au sujet de l’AïdEl- Idha et des préparatifs des agriculteurs pour cette occasion, Adel Massoudi, premier vice-président de l’UTAP a indiqué que le nombre de moutons a dépassé de loin la quantité nécessaire pour satisfaire la demande des consommateurs : « A l’occasion de l’Aïd, les consommateur ont besoin de 900 mille moutons mais la quantité disponible sur le marché est de 1 million 60 mille moutons », précise-t-il.

Concernant la tarification, notre interlocuteur a indiqué que l’UTAP a fixé le prix à 11 dinars 500 millimes pour le mouton dont le poids ne dépasse pas les 40 kilogramme et 10dinars 500 millime pour le mouton qui pèse plus. Il a affirmé que les agriculteurs affiliés  à l’UTAP ne sont pas concernés par la tarification faite par le ministère du Commerce. : « Le ministère du Commerce n’a pas été au niveau de nos attentes pour qu’on puisse compter sur lui comme partenaire », assène-t-il.

Par ailleurs, l’UTAP a aménagé quelques espaces de vente de moutons du producteur au consommateur sans partenariat avec le ministère du Commerce, d’après notre interlocuteur, notamment l’espace  réservé à Kairouan qui peut accueillir 12 mille bêtes. « Nous estimons que nous allons pouvoir vendre environ 60 mille moutons », espère-t-il. Pour ce qui est du Grand Tunis, l’UTAP est encore en quête d’espaces.

Expliquant l’absence de partenariat avec le ministère du Commerce, Adel Massoudi a indiqué que « le ministère n’a pas réagi aux demandes des agriculteurs concernant le dialogue et les préparatifs pour l’Aïd ».

Il convient de rappeler que « la journée de la colère » des agriculteurs se tient aujourd’hui le 2 septembre pour attirer l’attention du ministère de l’Agriculture sur un certain nombre de problème  auxquels les agriculteurs se trouvent confrontés, à savoir l’endettement bancaire, l’endettement face aux associations d’eaux, la chute des prix du poulet, la chute du prix du lait : « Ces problèmes sont devenus chroniques et ont causé la faillite d’un certain nombre d’agriculteurs. Les autorités compétentes  ne semblent pas préoccupées par leur résolution».

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