Tunisie : Pourquoi pas une campagne « Wini al-khedma » ?

crise sociale

N’y a-t-il pas d’autres pistes à emprunter pour aller à la conquête de nos richesses ? Pourquoi ne pas tenter « Wini al-khedma » ?

Que restera-t-il de la campagne  « Winou al-pétrole ? »  Peut-être pas grand-chose. De toute façon, force est de constater qu’elle risque bien de faire pschitt. Les explications présentées par les autorités, le  7 juin 2015, devant l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) ont fini par convaincre plus d’un qu’il n’y a pas anguille sous roche comme on nous l’a promis : la Tunisie ne baigne pas dans un océan de pétrole.

Pour certains, par contre, la campagne aura au moins servi à quelque chose : exercer une pression, afin que les décideurs comprennent qu’ils se doivent d’installer la gouvernance du pays dans un cadre on ne peut plus transparent.

Certes, mais pourquoi ne pas mener d’autres campagnes qui à l’heure où nous sommes peuvent servir autant- sinon plus- le pays ? Pourquoi ne pas envisager une campagne comme  « Wini al-khedma ? » ( où est le travail ? )

Ne serait-il pas utile alors que la contestation gagne du terrain et pas toujours d’une manière pacifique de tenter le coup ? La société ne mérite-t-elle pas de nouvelles conquêtes sur ce terrain bien particulier ? Doit-on s’alarmer jusqu’à sortir dans la rue pour une question de manque de transparence voire de vol des richesses naturelles, alors que l’on ne veut pas le faire pour notre économie qui se dégrade ? Acceptons-nous même le mensonge qui consiste à prétendre que l’on peut s’en sortir sans labeur ?

Le jeu n’en vaut-t-il pas la chandelle ?

Ne s’alarme-t-on pas de ces statistiques, fausses ou vraies, mais qui sont l’expression d’un malaise général, qui nous disent que le Tunisien ne travaille que huit minutes par jour?

N’observe-t-on pas les affres de ce farniente, et bien au-delà de notre administration, qui rappelle à certains, médusés, ce sketch des années 80 dans lequel on voit des employés quitter les lieux de leur travail avec armes et bagages en disant au seul fonctionnaire qui est resté sur place « Aïnek Ala lidaraa » (Nous te confions l’administration !) »

Pense-t-on, dans cet ordre d’idées, que le jeu en vaut la chandelle ? Du moins beaucoup plus que de se mobiliser pour quémander des royalties. En ne voulant pas faire bouger le petit doigt.

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