H. Jebali veut mettre en cause les responsables de l’octroi du visa à ‘’Shems’’

Au lendemain de la journée internationale contre l’homophobie, l’Association « Shams », pour la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie a obtenu son visa d’activité lundi 18 mai 2015.

Voilà qu’une dizaine de jours après, une large désapprobation médiatique  accable l’initiative et fait grincer les dents du mufti de la république et du conseil islamique supérieur.

Hier, mercredi 27 mai 2015, c’était au tour de l’ancien chef du gouvernement et ex secrétaire général au sein d’Ennahdha de se dresser contre la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie :

«A l’heure où notre pays fait face à de grands défis et à des dangers grandissants sur fond d’un climat social tendu, du fait d’une crise économique et financière asphyxiante, et une menace terroriste intérieure et transfrontalière, une composante de ce pouvoir choisit comme à son habitude depuis le putsch de 1987, de faire passer son projet idéologique pour faire ressusciter la polarisation, autour de ce qu’il appelle le modèle sociétal de la Tunisie», martèle-t-il sans répit.

Il a considéré nulle et non avenue le visa accordé à l’association de la population de Lout, dans un communiqué paru ce mercredi :

«Cette mesure est nulle de par la religion, la constitution et la loi, menace les règles de la paix civile, dilapide les énergies de notre peuple et de la jeunesse, et nous détourne des affaires réelles et insistantes, pour lesquelles la révolution a été déclenchée », s’indigne Jebali en martelant les syllabes.

«C’est comme si notre société était en quête d’identité et d’histoire par l’octroi d’une autorisation sous l’euphémisme «Association de la population de Lout», dont personne n’est dupe», appelant le pouvoir avec toutes ses composantes à revenir sur cette décision  et à demander des comptes à ceux qui en sont derrière quelle qu’en soit la position.»

Rappelons que les relations homosexuelles sont interdites en Tunisie et passibles de trois ans de prison ferme.

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