Tunisie : Les revenus publicitaires des médias en ligne sont très faibles

« Les revenus publicitaires en ligne sont très faibles et des pressions sont souvent exercées par les annonceurs sur le contenu éditorial, ce qui pousse les sites d’information à expérimenter des modèles économiques innovants », telle est la principale conclusion tirée par  une étude menée entre juillet 2014 et janvier 2015, réalisée par Laurent Giacobino qui travaille dans le secteur du développement des médias et de la liberté d’expression sur internet depuis dix ans et publiée le 18  mai 2015 par le CFI, l’agence de coopération du ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Nouvelle imageLes résultats de  l’étude ont par ailleurs dévoilé que la liberté d’expression et l’ouverture du secteur de la presse sont considérés comme deux des principaux acquis de la Révolution, mais des inquiétudes persistent face aux cas de censure et aux technologies de surveillance toujours en place.

« Le secteur des médias en ligne explose, avec environ 180 sites d’information actifs, dont de nombreuses webradios locales. Le paysage des médias en ligne est néanmoins toujours dominé par des médias traditionnels (radios et quotidiens papier) lancés sous Ben Ali », lit-on dans les conclusions de l’étude de Laurent Giacobino.

S’agissant de l’utilisation des réseaux sociaux, Laurent Giacobino note que Facebook est utilisé par la quasi-totalité des internautes tunisiens (4,6 millions d’utilisateurs) et représente la porte d’entrée du Web pour la plupart d’entre eux.

Et d’ajouter qu’une partie du paysage des médias en ligne se développe au sein de Facebook, avec de nombreuses pages d’information très populaires. Facebook et les pure players sont souvent le terrain d’une guerre d’information, nourrie de calomnies, d’insultes et de scoops non vérifiés, mais rapidement relayés pour faire le buzz.

Notons que cette étude est basée sur plus de 45 entretiens approfondis, sur 130 candidatures reçues par CFI dans le cadre de sa compétition EBTICAR-Média1, soutenue par l’UE, et sur l’analyse de nombreux rapports, articles et essais. Elle se concentre sur huit des neuf pays initialement concernés par EBTICAR-Média1 : l’Algérie, l’Égypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Palestine, la Tunisie et la Syrie. La Libye ayant été délibérément écartée de l’étude du fait de l’absence de candidature et par manque de données récentes et fiables.

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