Néji Jalloul propose le recours à un emprunt national

Intervenant sur les ondes de Jawhra fm, le ministre de l’Education, Néji Jelloul, a indiqué l’importance du rôle des hommes d’affaire dans la réforme de l’infrastructure détériorée des écoles.« 99% des hommes d’affaires tunisiens sont issus de l’école tunisienne. Ils ont un devoir moral envers leurs écoles », dit-il.

Et d’affirmer que la STEG est le seul organisme qui a pris l’initiative de faire un don à la caisse de la restauration et la réparation des écoles délabrées. Dans le même contexte, le ministre a déclaré que cette caisse existait du temps de Ben Ali et qu’elle comptait 500 millions de dinars. Par ailleurs, il a fait savoir que les négociations entre l’UTICA et le ministère de l’Education avancent, « mais ce n’est pas suffisant ». Et d’ajouter que la possibilité de recourir à l’emprunt national qui cible les hommes d’affaires n’est pas à exclure, surtout que les ressources du ministère de l’Education ne sont pas suffisantes, étant donné qu’il existe 1000 écoles qui nécessitent une intervention.

Revenant sur l’enseignement privé et l’enseignement public, le ministre a indiqué que l’enseignement public garantit l’égalité des chances entre tous les élèves cependant, « on ne peut pas interdire l’enseignement privé surtout s’il se conforme à la loi ».

En ce qui concerne le dialogue national sur la réforme de l’éducation, le ministre a indiqué qu’à l’issue de ce dialogue, toutes les recommandations seront examinées par des experts et seront publiées dans un livre blanc. « Je ne suis pas contre l’organisation d’un référendum sur ce livre blanc » dit-il,soulignant l’importance de la participation des citoyens au dialogue national.

Répondant à une question sur la déscolarisation, Néji Jelloul a indiqué que le plus grand nombre d’élèves quittent les écoles au moment du passage de l’enseignement primaire à l’enseignement secondaire. Expliquant les raisons de l’abandon scolaire, le ministre a affirmé que ces raisons sont psychologiques, sociales et matérielles. Cependant, d’après les statistique du ministère, le plus grand nombre de cas d’abandon est dû au système lui-même.

Le ministre a affirmé que le ministère est en train de travailler sur un projet intitulé « La seconde école », dont l’objectif est de réintégrer ceux et celles qui ont abandonné leurs études à condition qu’ils ne dépassent pas les 16 ans.

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