Une prime de rentrée universitaire : Et puis quoi encore ?

Universités tunisiennes L-Economiste-Maghrebin

La boîte de Pandore ouverte par Néji Jalloul, ministre de l’Education nationale,  poursuit, comme attendu,  ses ravages sur le plan social avec les menaces de grève des instituteurs, des surveillants en attendant les autres branches. Ainsi les trois secteurs clés de la fonction publique, par aussi bien le nombre, syndiqués ou non, que l’impact direct sur la population, seront ou sont déjà mis à contribution.

Ainsi, après les transporteurs et bien sûr les enseignants, la santé ne devra pas rester longtemps en dehors de l’arène. Côté enseignants, le communiqué du Syndicat de base de l’enseignement supérieur sur les revendications est édifiant quant à la situation sociale globale du pays et sur les conséquences de l’accord social signé par l’Education nationale. Parmi ces revendications vous trouverez l’exigence d’une prime de…rentrée universitaire ( !).

Du délire. Ainsi, comme nos enfants, les professeurs universitaires se dotent chaque début d’année universitaire d’un tablier, d’une brosse, d’un cartable, d’une trousse, d’un coffret repas, d’habits tout neufs, vont la veille au hammam et se coupent les cheveux chez le coiffeur…Nous ne le savions pas et pourtant nous avons fait des études supérieurs et, pour beaucoup d’entre nous, nous avons assuré des heures de cours à l’université. Mais de là à réserver un budget de rentrée auquel l’Etat doit contribuer c’est une idée qui n’a effleuré personne si ce n’est, aujourd’hui, le syndicat de base de l’enseignement supérieur.

Au fait, si j’étais « prof », j’aurais vite quitté ma blouse, jeté mon cartable et me mettrais en mode incognito pour ne pas subir l’affront d’une revendication qui ne s’explique que par une mentalité de « razzia » face à un Etat, piégé par un mouvement de revendications qui ne s’arrêtera pas tant que le gouvernement donne l’impression de dormir sur un pactole insoupçonné.

Au hit-parade des demandes irréfléchies, la prime de la « rentrée universitaire » n’est pas près d’être déboulonnée du sommet à moins que l’imagination des autres syndicats de base ne délire pas un peu plus. Wait and see. Au fait pour ceux qui ne le savent pas, cette revendication  s’intégrerait dans la « refonte de l’enseignement supérieur » mis à mal par l’ancien régime ( !).

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