L’entreprise et le nécessaire respect des droits de l’Homme

Lors d’un séminaire organisé conjointement par l’UTICA et le Haut commissariat des droits de l’Homme, Lene Wendland, experte senior, DCH Genève, a présenté les principes directeurs des Nations unies sur les entreprises et les droits de l’homme, en présence de, Khalil Ghariani, président de la commission des affaires sociales à l’UTICA et membre du bureau exécutif de l’organisation patronale, Sami Silini , directeur central des affaires centrales au sein de l’Utica et Anis Gharbi, expert en responsabilité sociétale des entreprises au sein de l’UTICA.

Ce rapport est le résultat d’un travail de longue haleine mené par John Ruggie, représentant spécial du secrétaire général qui a mené de larges consultations auprès des entreprises, du gouvernement, des membres de la société civile, des collectivités, de juristes, d’investisseurs qui par la suite ont mis à l’essai les propositions en question.

Notons que ce travail a duré de 2005 à 2011.

Comme son nom l’indique, ce rapport vise à orienter les entreprises dans le domaine de la responsabilité sociétale et des droits de l’Homme, afin qu’elles ne les violent pas. A ce propos,  Lene Wendland a déclaré que souvent les entreprises ont tendance à affirmer qu’elles ne violent pas les droits de l’Homme et respectent la responsabilité sociétale de l’entreprise. Cependant, elles n’ont pas les preuves qui leur permettent d’être sûres de ce qu’elles avancent, d’où la nécessité d’élaborer ce guide. D’ailleurs, les principes directeurs ciblent aussi bien les Etats que les entreprises. Chacun de son côté est appelé à respecter un certain nombre de conventions.

Les Etats, doivent, d’après les principes directeurs « évaluer périodiquement l’efficacité des lois qui régissent le respect des droits de l’Homme dans les entreprises « , renchérit l’intervenante. De même, les Etats sont appelés à orienter les entreprises dans ce sens. L’intervenante a précisé que les entreprises qui sont impliquées dans les violations des droits de l’Homme sont appelées à rembourser les dommages qu’elles ont causés. Ainsi ces principes directeurs des Nations unies sur  les droits de l’Homme au sein des entreprises se veulent une feuille de route afin que ces dernières se conforment aux standards internationaux pour assurer une vie professionnelle saine.

Anis Gharbi, quant à lui, a indiqué que l’UTICA a pris part au programme relatif à l’amélioration de la responsabilité sociétale des entreprises en Tunisie et que ce programme a formé une cinquantaine d’experts en responsabilité sociétale de l’entreprise. De même, il a  indiqué que l’UTICA  a accompagné  une quinzaine d’entreprises dans cette démarche de responsabilité sociétale de l’entreprise.

Slim Silini, quant à lui, a rappelé que l’UTICA a sensibilisé les entreprises tunisiennes à adhérer au Pacte mondial des Nations unies. Ce pacte invite les sociétés à adopter dix principes universels,  sur les droits de l’Homme, les normes de travail et l’environnement et la lutte contre la corruption, dans l’esprit d’un « développement responsable et durable ». Il comporte trois volets, à savoir  le respect des droits de l’Homme, les conditions de travail et l’environnement.

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