Tunisie : La fièvre des prix persiste…

photo : Facebook Nidaa

En Tunisie, l’indice des prix à la consommation familiale (IPC) a enregistré une hausse de 0,8%, en janvier 2015, en comparaison du mois de décembre 2014. Cette hausse est notamment due à l’évolution de l’indice du groupe «Alimentation et boissons» de 1,9%, au vu de la hausse des prix de certains produits alimentaires, outre l’enchérissement des prix du café et du lait, respectivement de 14,7% et 3,8%, selon les dernières statistiques de l’INS.

Il en ressort, également, une évolution de l’indice des deux groupes «vêtements et chaussures» et «logement et énergie domestique» de 0,6% et 0,4% respectivement. Les groupes de «télécommunication» et «produits et services divers» ont, ainsi, atteint  une progression  respective de 0,3% et 0,5%.

Cependant, cette tendance haussière reflète, selon la Banque Centrale de Tunisie (BCT),  un certain ralentissement continu, depuis le début du mois de juillet 2014.  Par conséquent, le taux d’inflation a enregistré une baisse sensible durant toute l’année 2014, soit 5,5% en moyenne annuelle, contre 6,1% en 2013. A cet égard, la BCT a recommandé, lors de sa réunion mensuelle, d’intensifier les efforts pour rationaliser la consommation.

Pour ce faire, le chef du Gouvernement, Habib Essid, a estimé, lors de la présentation de son  programme gouvernemental, le 04 février, que les principaux défis à relever se résument dans la baisse des prix et l’application de l’article 4 de la loi relative aux prix pour contrer les hausses, geler et arrêter les augmentations exagérées.

Dans l’attente de la mise en place des mesures d’urgence en la matière, le citoyen tunisien souffre, depuis 2011 à ce jour, de la faiblesse de son pouvoir d’achat, vu la hausse continue des prix. Cette faiblesse a des effets sur les conditions de vie des salariés, retraités et demandeurs d’emploi.

La hausse des prix des produits alimentaires, d’habillement  et des médicaments est traumatisante pour les ménages. Contre ce choc, le citoyen essaye, tant bien que mal, d’opérer des substitutions et de tenter de sauvegarder son revenu, mais il n’y arrive pas. «Ces dernières années, notre pouvoir d’achat a été touché  de plein fouet par la hausse des prix qui est un handicap majeur dans notre vie quotidienne. Cette flambée des prix des produits alimentaires nous pousse à limiter au maximum notre consommation au juste indispensable», nous a  affirmé un citoyen rencontré dans un marché de la capitale.

Parlant chiffres, il a indiqué que le trend haussier se poursuit, affichant des prix de piment à  3 Dinars / kilo, les tomates à 1.600DT, les pommes de terre à 1.180DT, l’oignon à 1.500DT, les pois chiche à 2.980DT, les viandes rouges varient entre 16 DT (bovine) et environ 21DT (ovine), les viandes blanches varient entre 6.800DT (Steak), 7DT (poulet) et 10DT (escalope)…

La fièvre des prix a, également, touché les vêtements.  Le citoyen qui n’arrive pas à joindre les deux bouts, malgré la saison des soldes d’hiver qui a démarré le 30 janvier,  recourt à la friperie, en vue de satisfaire sa demande. «La  friperie est le reflet parfait de la triste réalité économique du pays », a estimé un Tunisien croisé dans une boutique de fripes à Tunis.

S’agissant des prix des médicaments, malgré les efforts déployés par les autorités concernées pour protéger le pouvoir d’achat, la hausse des prix constitue une entrave pour le citoyen tunisien, qui a choisi, comme refuge «Souk el Blat» à la Médina de Tunis, où les herboristes vendent des plantes médicinales et des préparations à partir de plantes médicinales utilisées comme médicaments efficaces.

C’est pourquoi, il s’avère urgent de maîtriser cette tendance haussière, afin de contrecarrer les effets négatifs sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien.

1 COMMENTAIRE

  1. Pour baisser les prix à la consommation le seul remède efficace serait de prendre des mesures en relation au phénomène des marges arrières. Les grandes surfaces seraient en point de mire. La France sous Sarkozy en est le meilleur exemple
    La solution serait d’investir dans les compétences en la matière. L’essor économique y dépend. A bon entendeur salut.

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