Tunis : Les Matinales de l’Export, c’est parti

matinales-export-tunisie-l-econmiste-maghrebin« Où exporter en 2015 ? Les marchés émergents, opportunités et défis » , tel était l’objet d’une rencontre organisée aujourd’hui, vendredi 9 janvier, au siège du Centre de promotion des exportations (Cepex), et ce, dans le cadre du lancement des « Matinales de l’Export », un programme d’action pour l’année 2015. Il s’agit d’un nouveau concept de séminaires d’information mensuels devant se tenir tous les vendredis du premier mois.

Prononçant son discours de bienvenue, Abdellatif Hamam, président-directeur général du CEPEX TUNIS, a insisté sur les marchés émergents, en s’appuyant sur les opportunités et les défis à relever. Comme il a indiqué les marchés où exporter ; comment offrir l’opportunité aux investisseurs étrangers et comment les attirer. 

najla-harrouche-l-economiste-maghrebin Invitée de marque de  la première édition de ces «Matinales de l’Export », la ministre du Commerce et de l’Artisanat, Nejla Harrouch, a déclaré :

Il s’agit d’une première rencontre, organisée par le Cepex en vue d’aider les entreprises tunisiennes à se développer. On aimerait que cette rencontre soit un  rendez-vous de chaque mois pour que  les entreprises tunisiennes puissent partager leurs expériences et  leur expertise. Et ce n’est qu’à travers les échanges et les expériences qu’on peut renforcer les exportations et les développer », a-t-elle ajouté.

Quant au marché africain, la ministre du Commerce a estimé qu’il s’agit d’un marché promoteur. « Aujourd’hui quand on parle de l’Afrique, on devra y aller sans tergiverser plus longtemps car la concurrence y est plus forte que jamais si on n’essaie pas de saisir l’opportunité », a-t-elle ajouté.

D’un autre côté, la ministre a fait savoir que le marché maghrébin est  aussi un marché important qu’il ne faut pas négliger, que ce soit en Algérie, au Maroc, ou encore en Libye, qu’on ne devrait pas abandonner non plus, précise-t-elle. Evoquant le marché russe où la seule problématique, selon elle,  est l’échange, qui peut relever un handicap.

L’Economiste Maghrébin était présent à cette première édition et a rencontré plusieurs intervenants. Parmi eux figure Jean-François Limantour, lequel il a parlé de cette initiative. Jean-François Limantour,  dirigeant d’un cabinet conseil et président de différentes associations, prône le renforcement des relations entre Méditérannée et l’Europe, entre l’Union européenne et  l’Indochine.

Je trouve l’initiative du Cepex très intéressante, il faut la saluer, c’est une première expérience. Mon idée est de laisser la place aux débats, aux discussions, pour écouter du discours et ceux qui font du discours. On pense qu’on pourrait enrichir via la réflexion. Pour ceux qui sont présents, ils dirigent des institutions, des professionnels, ils ont des choses à dire. Ils ont des idées”.

Évoquant la question des axes de la rencontre tenue aujourd’hui, vendredi 9 janvier, au siège du Cepex, Noureddine Hajji, Managing Partner de AMC Ernest & Young déclare :

« C’est une rencontre plutôt conviviale avec les entreprises tunisiennes qui sont intéressées par leur développement. Elle traite  de différents sujets« , ajoutant :  » Les entreprises tunisiennes sont condamnées à être plus compétitives », précise-t-il.

Mentionnant le marché africain, lors de son intervention, Nouredine Hajji a souligné qu’il s’agit du marché le plus attractif au monde, en termes d’investissements,  et qui est en train de croître très vite. »Le message qu’on voudrait faire passer est de prendre conscience de la nécessité d’intégrer les stratégies des entreprises tunisiennes au grand volet de l’Afrique pour ceux qui ont fait le choix de développer leur activité en Afrique ».

Il ajoute : « Sur 54 pays africains, on en a dénombré une quinzaine à  fort potentiel, avec lesquels nous pourrions établir des partenariats car ce sont  des pays ayant appartenu à différentes zones, comme le Cameroun, la Guinée, le Gabon, les pays de l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal, le Mali. Vous avez également l’Afrique de l’Est, le Kenya. Potentiel et compétitivité internationale sont les maîtres mots », conclut-il.

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