Tunis : La Fondation Chokri Belaïd contre la Violence dévoile ses observations

Dans une conférence de presse tenue ce mardi 28 octobre, Basma Khalfaoui, avocate et présidente de la Fondation Chokri Belaïd contre la Violence, a présenté le projet de la Fondation intitulé « Observatoire Chokri Belaïd de la violence politique pendant la campagne électorale ».

Cet observatoire a pour principal objectif de relever les violences politiques et de lutter contre elles. L’Observatoire a établi une répartition des différentes formes de violences donnant ce schéma :

– Les campagnes de dénigrement.

-Les empêchements des activités politiques.

-Les agressions morales, physiques ou verbales, effectuées par des individus ou des groupes.

-Les actes et les attitudes d’intimidation.

Afin de réaliser cette étude, l’Observatoire a adopté 4 axes de travail qui sont : l’observation, la dénonciation, la proposition et la sensibilisation.

L’observation se réalise à l’aide de 22 observateurs et de 2 superviseurs ayant bénéficié d’une formation durant laquelle la violence politique a été définie. Ces observateurs ont été divisés en deux équipes ; une qui a assuré le monitoring des médias et la deuxième qui a fait l’observation sur terrain.

Après avoir présenté la structure du projet, Basma Khalfaoui nous a avancé les résultats préliminaires de cet observatoire en insistant sur le fait que lesdits résultats n’étaient pas définitifs et qu’ils pouvaient subir des corrections à tout moment.

Le chiffre communiqué dévoile 1067 cas de violences, un chiffre alarmant. Voici la répartition de ce chiffre :

Actes de violences observés sur le terrain : 179 cas.

Actes de violences rapportés par un média : 85 cas.

Actes de violence produits par les médias : 1067.

A noter que tous ces cas ont été rapportés par les observateurs et validés par les superviseurs.

Maître Khalfaoui a avancé qu’à la fin du projet de l’observatoire, la Fondation Chokri Belaïd comptait lancer une campagne de sensibilisation afin que des mesures sérieuses soient prises à l’encontre de ce phénomène qui est de plus en plus répandu dans notre pays, selon ses dires.

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