Intégration maghrébine : les entraves persistent face à l’initiative privée

En marge du Carrefour des Affaires et des Technologies ( CAT 2014 ), s’est tenu un séminaire sur l’ intégration du Maghreb : le rôle du secteur privé.   Pour débattre de ces questions, des représentants du secteur privé se sont retrouvés, parmi lesquels certaines fédérations d’employeurs ayant participé à la conférence de Marrakech et des représentants de jeunes dirigeants d’entreprises, ainsi que des organisations régionales et internationales qui œuvrent au processus d’intégration.

Ont également pris part à cette manifestation de nombreux experts internationaux et des hommes d’affaires maghrébins, qui ont présenté leurs points de vue ou leurs expériences vécues dans le quotidien des affaires. Dans ce cadre, le programme ANIMA a assuré la participation au CAT de 20 entreprises originaires du Maroc, d’Algérie, alors que le Centre méditerranéen pour l’ intégration (CMI) a contribué à l’élaboration d’un catalogue de propositions pragmatiques pour l’ intégration maghrébine. Les participants au séminaire avaient à discuter pour fixer un ordre de priorité, afin que cette intégration puisse être enclenchée par le secteur privé qui a également besoin de pistes et de filières à développer.

Cette intégration maghrébine pourra dégager un fort potentiel économique,  a déclaré la représentante de l’ Union Européenne, ajoutant que la région du Maghreb figure parmi les régions les moins intégrées dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui.  De plus, renchérit-elle, le non-Maghreb coûte au secteur privé huit milliards de dollars. Elle a invité les participants au séminaire à définir les modalités pour surmonter les obstacles techniques, économiques, politiques. Il faut inventer le made in Maghreb, développer les secteurs catalyseurs tels que le transport, l’énergie, l’eau, pour rendre possible un tigre maghrébin, a conclu l’oratrice.

Dans son intervention M. Habib Ben Yahia, secrétaire Général de l’ UMA,  a déclaré que la région du Maghreb enregistre un taux de chômage des plus élevés, soit 25% des jeunes relégués au second plan, ajoutant qu’une étude faite par son organisation révèle l’importance que l’on doit accorder au processus de l’enseignement, de l’apprentissage, du devenir des jeunes en général. Il faut revoir la problématique du chômage par rapport aux nouvelles caractéristiques de l’emploi dans chaque pays, pour accélérer le processus d’ intégration et renforcer les discussions entre les patronats.

Des différentes interventions suivantes, il ressort que l’ intégration maghrébine passe par un rôle plus poussé du secteur privé. Elle sera facilitée par une modernisation nécessaires des infrastructures, un appui renforcé pour les PME et pourquoi pas par la création d’une agence maghrébine de l’investissement, d’une banque d’investissement maghrébine et d’une autoroute transmaghrébine.

Au volet blocage de l’intégration maghrébine les intervenants ont cité les droits de douane, la législation sur l’investissement  intra-Maghreb, les permis de séjour des responsables d’entreprises, l’absence de monnaie maghrébine, l’absence de banque régionale et notamment les  tracasseries administratives. Parmi les propositions, l’un des intervenants a suggéré la mise en place d’un corridor économique pour une libre circulation des marchandises entre les pays de l’UMA.

Les intervenants ont également cité cinq éléments présentés dans une étude de la Banque mondiale et qui peuvent faciliter cette intégration, à savoir  des institutions stables ; une stabilité macroéconomique ; la participation à l’économie mondiale en exploitant toutes les possibilités disponibles et en utilisant la croissance de l’économie mondiale comme un moteur ; laisser les marchés allouer les ressources et délaisser les activités peu productives ; et enfin renforcer l’épargne et l’investissement.

1 COMMENTAIRE

  1. Très bonne analyse..
    Mais maintenant à l’état d’investir ou de privatisé les infrastructures pour améliorer les performances des employés que ce soit sur le plan théorique ou manuel
    Combattre la corruption un cancer qui touche l’état (ex : le roi du Maroc s’achète 800000 euros de cuir par an)
    Mais certainement chez nous beaucoup de personnes manques de rigueur et d’honnêteté
    Sachant que nous sommes la communauté du prophète Mouhammed (saws) censés être la meilleure communauté …………….

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