H. Ben Hammouda : l’indice des finances publiques au plus bas

Se prononçant sur la situation économique, l’importance de la réforme du régime fiscal tunisien et la méthode à mettre en place en vue de cette réforme, Hakim Ben Hammouda, ministre de l’Economie et des Finances, a abordé hier  28 août à Sousse toutes ces questions, lors de l’inauguration de la consultation régionale sur la réforme fiscale.

Finances publiques en crise

D’après M. Ben Hammouda, les finances publiques ont connu une détérioration étant donné les faibles revenus de l’Etat. A ce titre, il a rappelé qu’en général l’indice des finances publiques ne doit pas tomber en dessous de 85%, « mais à l’heure actuelle, il est de 70% », précise-t-il. « Les problèmes économiques qui ont eu lieu lors des gouvernements précédents continuent à exercer leurs effets et continueront même en 2015 », dit-il.

Revenant sur le taux de  croissance, il a prévu un taux ne dépassant pas 2,3% à 2,5 %, alors que la loi de finances complémentaire table sur un taux de 2,8%. La même situation est valable pour les investissements intérieurs et étrangers qui ont connu une régression selon Hakim Ben Hammouda qui a lésé le marché de l’emploi. La régression du commerce extérieur est due, d’après le ministre, « à la faible récolte d’huile d’olive et aux dépenses relatives à l’importation des produits énergétiques ».

La réforme fiscale : on n’est pas sorti de l’auberge…

Le régime fiscal tunisien, bien qu’il soit épaulé par une armada de textes juridiques, demeure inéquitable. Tandis que les textes juridiques restent ambigus, complexes et vagues affirme le ministre. « Le régime fiscal tunisien se base essentiellement sur la retenue à la source », rappelle-t-il. Par ailleurs, l’un des objectifs principaux de la réforme est la lutte contre l’évasion fiscale.

Comment procéder à la réforme ? « Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la consultation et de la concertation entre tous les intervenants dans le domaine », dit-t-il. « Elle ne doit pas être parachutée », affirme-t-il.

Pour cette raison, les concertations ont une dimension régionale. « Nous prévoyons une visite à Sfax dans le cadre de cette consultation et nous avons déjà visité Le Kef toujours dans le même cadre », rappelle-t-il.

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