L’Iran a averti qu’une reprise de la guerre avec les États-Unis pourrait durer plus longtemps que le précédent affrontement et s’étendre bien au-delà de la zone actuelle des hostilités. Cette mise en garde intervient alors que Washington envisage de nouvelles frappes contre la République islamique.
« Une éventuelle guerre future pourrait durer plus longtemps que le conflit précédent », a déclaré dimanche 1er novembre le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, cité par les médias d’État. Selon lui, Donald Trump ne serait pas en mesure d’imposer le calendrier ni les conditions de fin d’un tel conflit.
Rappelons que le président américain a récemment affirmé que les États-Unis devaient encore frapper un ou deux sites en Iran, évoquant notamment le complexe souterrain de Pickaxe Mountain, soupçonné d’abriter des installations liées au programme nucléaire iranien. Il a assuré que ces objectifs pourraient être atteints rapidement… Selon le Wall Street Journal, Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont entretenus par téléphone samedi 31 octobre… La perspective d’une nouvelle offensive après les élections américaines de mi-mandat, prévues le 3 novembre, alimente les inquiétudes régionales. Aucune décision définitive sur de nouvelles frappes n’a toutefois été annoncée par l’administration américaine…
La médiation se poursuit au Qatar
En parallèle, des représentants iraniens et des médiateurs qataris ont poursuivi dimanche à Doha leurs discussions pour tenter de parvenir à un accord. Il s’agit du troisième jour consécutif de consultations, coordonnées avec Washington. Reuters rapporte qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise sur la proposition actuellement examinée.
La réouverture du détroit d’Ormuz, axe essentiel du commerce mondial des hydrocarbures, figure parmi les enjeux majeurs des négociations. Les menaces militaires et les restrictions à la navigation continuent de faire peser un risque sur les approvisionnements énergétiques et la stabilité régionale.
Entre préparation militaire et contacts diplomatiques, l’issue reste incertaine. Une reprise des frappes pourrait non seulement prolonger la confrontation, mais aussi entraîner d’autres acteurs régionaux dans un conflit dont les conséquences dépasseraient largement les frontières iraniennes.