Du 16 au 24 octobre 2026, la médina de Tunis accueille la quatrième édition du Festival international de l’oud. Concours national réservé aux joueurs de 35 ans au plus, journée dédiée à l’oud tunisien et concert de clôture du Trio Joubran composent le programme.
C’est le Trio Joubran qui fermera le rideau. Le 24 octobre 2026, dans la salle de l’Opéra de la Cité de la culture, à Tunis, il donnera le concert de clôture du Festival international de l’oud. La manifestation, dont c’est la quatrième édition, est organisée par le Club culturel Tahar Haddad et se tient depuis le 16 octobre dans la médina de la capitale.
Trois rendez-vous structurent le programme. Le premier est un concours national d’oud, ouvert aux instrumentistes tunisiens âgés de 35 ans au plus. Des prix en numéraire sont prévus pour les participants. Le deuxième est une journée consacrée à l’oud tunisien, qui comprend un atelier sur les spécificités de cet instrument, animé par l’artiste Ziad Mehdi, ainsi qu’un spectacle réunissant plusieurs joueurs d’oud tunisiens.
Le festival ne se limite pas à la célébration d’un instrument. Il soulève aussi la question de la place de l’oud dans le paysage musical actuel et celle de sa transmission d’une génération à l’autre. Pour la clôture, les organisateurs ont retenu le Trio Joubran. Ses concerts sont rares dans les festivals tunisiens et se jouent à chaque fois à guichet fermé. Sa musique illustre un langage contemporain qui n’a pas rompu avec les racines de l’oud. Le trio a bâti son projet autour de l’instrument, en faisant dialoguer trois oud à partir de la composition, de l’interaction et de l’improvisation. Son parcours, qui assume pleinement ses racines palestiniennes, associe la musique à la poésie et la voix à la mémoire. Dans ce domaine, la Tunisie a d’ailleurs son mot à dire. Le pays a donné au monde deux luthistes incontournables, Ali Sriti et Anouar Brahem, dont les noms rappellent le poids de la scène tunisienne dans l’univers de l’oud.