Le Journal officiel de la République tunisienne (JORT n°96 du 30 septembre 2026) a publié une série de décrets actant un vaste mouvement au sein des ordres administratif et financier pour l’année judiciaire 2026-2027. Ces textes du 25 septembre formalisent des dizaines de nominations, promotions et mutations clés, complétant la restructuration récente de l’appareil judiciaire.
Au Tribunal administratif (décret n°2026-222), le mouvement touche pratiquement tous les échelons. C’est ainsi qu’Adel Ben Hamouda, Naïla Kallel et Mourad Ben Haj Ali accèdent à la présidence de chambres de cassation, tandis que cinq magistrats prennent la tête de chambres d’appel et six sont nommés commissaires d’État généraux. On compte également dix nouveaux présidents de chambre de première instance et douze commissaires d’État. Les décrets n°2026-224 et 2026-225 concrétisent par ailleurs la promotion de 71 magistrats au grade de conseiller.
La justice financière subit elle aussi un réalignement majeur (décret n°2026-223). A cet effet, Amel Loumi Baouab prend la présidence d’une chambre d’appel, Khaled Ben Ali est nommé procureur de la République près une chambre d’appel, alors que de nouvelles directions sont installées dans les instances centrales et régionales (notamment à Jendouba, Gafsa, Nabeul et Sfax). Ce volet inclut la promotion de cinq conseillers et la mutation de cinq autres magistrats.
Ces ajustements font suite au décret n°2026-209 d’août 2026, qui avait déjà promu 127 magistrats de l’ordre judiciaire. En l’espace de quelques semaines, le pouvoir exécutif a ainsi parachevé la réorganisation globale des trois ordres de la magistrature tunisienne.