Transparence, gestion des risques, lutte contre la corruption : le président de l’Institut tunisien des administrateurs, Moez Joudi, a appelé, jeudi 24 septembre 2026, les entreprises tunisiennes à consolider leurs pratiques de gouvernance, alors que le nombre de femmes présidant des conseils d’administration a dépassé la trentaine.
Les entreprises tunisiennes doivent muscler leur gouvernance pour répondre à des exigences internationales de plus en plus strictes. C’est le message porté par Moez Joudi, président de l’Institut tunisien des administrateurs, qui s’exprimait ce jeudi 24 septembre 2026.
Selon lui, les normes internationales accordent une importance croissante à plusieurs dimensions : la transparence, la gestion des risques, la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent, ainsi que les critères environnementaux et sociaux. Ces normes de gouvernance recouvrent l’ensemble des règles et pratiques encadrant la direction et le contrôle d’une entreprise, notamment la transparence des décisions, la responsabilité des dirigeants et administrateurs, la prévention des conflits d’intérêts, la gestion des risques et la prise en compte des intérêts des différentes parties prenantes.
En Tunisie, ce cadre s’appuie notamment sur les règles fixées par la Banque centrale de Tunisie pour les secteurs bancaire et financier, ainsi que sur celles du Conseil du marché financier pour les entreprises et les banques cotées en Bourse. Moez Joudi a par ailleurs souligné que le respect de ces critères devient un élément important pour les entreprises souhaitant se développer et accéder à des financements extérieurs, au regard notamment des exigences liées à l’environnement, aux droits des salariés et à la responsabilité sociale.
Moez Joudi a indiqué que plusieurs entreprises tunisiennes ont réalisé des progrès en matière de gouvernance, certaines étant devenues des références à l’échelle maghrébine, africaine et internationale. D’autres doivent en revanche encore renforcer leurs pratiques dans ce domaine.
Plus de 30 femmes à la tête de conseils d’administration
La représentation des femmes figure également parmi les bonnes pratiques de gouvernance mises en avant par le président de l’Institut. Les banques et les entreprises sont ainsi encouragées à confier davantage de responsabilités aux femmes qualifiées au sein de leurs conseils d’administration, en particulier dans les domaines de la gestion des risques, de la gouvernance et de la définition des stratégies.
Un progrès est déjà mesurable sur ce plan : alors qu’environ quatre femmes siégeaient auparavant aux conseils d’administration d’entreprises cotées en Bourse, elles sont aujourd’hui plus de 30 à occuper ces fonctions.
L’Institut tunisien des administrateurs entend poursuivre cette dynamique, en collaboration avec la Bourse de Tunis, le Conseil du marché financier et d’autres institutions publiques et privées, en Tunisie, au Maghreb et en Afrique, notamment à travers des programmes de formation continue.